"O taste and see that the LORD is good: blessed is the man that trusteth in him." Ps 34.8
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Gâteau Reine Élisabeth

15 mai 2019
 

La fin de semaine dernière, j'ai fait un gâteau que je n'avais pas cuisiné depuis probablement plus d'une décennie. 

Comme le fin de semaine de la Fête de la Reine est à nos portes c'était le temps de publier la recette du gâteau reine Élisabeth. Techniquement, c'est la fête de la reine Victoria, mais bon... Je sais que mes amis québécois ont changé le nom de la fête. Mais je reste vieux jeu, pour moi ça reste la fête de la reine, comme dans le reste du Canada. 



La recette me vient de mon vieux recueil de recettes des fermières dactylographié de 1984... avec mes retouches bien évidemment.

Gâteau
1 tasse de dattes hachées
1 tasse d'eau chaude
1/4 de tasse de beurre
1 œuf
1 tasse de sucre
1 1/3 de tasse de farine
1 cuillère à thé de soda à pâte
1 cuillère à thé de poudre à pâte
Vanille
1//4 cuillère à thé de sel

Verser l'eau chaude sur les dattes. Battre le beurre en crème, y ajouter ensuite l’œuf et le sucre. Ajouter les ingrédients secs et l'eau des dattes. Battre jusqu'à homogénéité, incorporer ensuite les dattes. Mettre la pâte dans un moule à gâteau beurré, fariné et cuire 45 minutes à 375 F.

Glaçage
6 cuillères à table de beurre fondu
6 cuillères à table de crème
1 1/2 tasse de cassonade
1 tasse de noix de coco râpée, non sucré

Mélanger le tout et porter à ébullition dans une casserole. Laisser bouillir 4 minutes. Verser sur le gâteau chaud et mettre au four à 500 F. 1 minutes.

Ce n'est pas le gâteau le plus élégant, mais il fait tout le même le grand bonheur de plusieurs !

Frites au four épicées

5 février 2019



Après 3 mois d'absence me revoici. Cette semaine mon blogue célèbre ses 9 ans ( je sais, je parle de son anniversaire à chaque année), même si j'ai honteusement délaissé celui-ci durant les 2 dernières année, je ne le ferai pas décéder. En ce moment, j'ai moins de temps à y consacrer, moins de contenu intelligent à partager. Néanmoins, je vais continuer de le garder en vie, pour les moments où le désir et le temps d'écrire plus long qu'un post d'Instagram va me prendre. De plus, j'aime bien ce répertoire de toutes mes recettes et bricolages facilement accessible. Bref, même si le blogue est maintenu en vie artificiellement en ce moment, il continuera de survivre. 

Il y a un certaine temps, j'ai dépoussiérer une vieille recette, une recette que je faisais très souvent... avant d'avoir des enfants : des frites épicées. Je ne sais pas pourquoi je n'en ai pas refais dans la dernière décennie, ça ne prend pas beaucoup plus de temps que des frites...  mystère.

Voici la recette :

- 5 pommes de terres coupées en frites
- 2 cuillères à soupe d'huile
- 1/2 cuillère à thé de poudre de chili
- 1/2 cuillère à thé de paprika
- 1/2 cuillère à thé de sel
- 1/2 cuillère à thé de de poivre fraîchement moulu
- 1 cuillère à thé de moutarde de Dijon

Mélanger tous les ingrédients afin que les épices et l'huile soient bien répartis sur les frites. Mettre un peu d'huile dans le fond d'une plaque de cuisson, y déposer les frites et cuire 20 minutes à 450 F. retourner les frites et cuire encore environ 15 minutes, ou jusqu'à ce qu'elles soit dorées.

Sur ce, "à la revoiyure" (joual pour aurevoir! )


Biscuits à la citrouille

29 octobre 2018


Ce n'est pas la première recette de biscuits à la citrouille que j'essaie, mais c'est la première qui est digne de mention. Même si nous mangeons la majorité de nos citrouilles (9 pour l'instant cette année) dans des plats salés, il y a toujours quelques desserts au rendez-vous. Voilà donc, la nouvelle édition 2018 des desserts d'automne à la citrouille. 

Je me suis inspirée de cette recette. Mais j'ai bien sûr apporté ma touche personnelle. Aussi, j'ai utilisé de la farine d'épeautre entière, mais la farine tout-usage de blé est parfaite aussi. 

- 2 1/2 tasses de farine tout-usage ou d'épeautre entière
- 1 cuillère à thé de bicarbonate de soude
- 1 cuillère à thé de poudre à pâte
- 1 cuillère à thé de cannelle
- 1 pincé de muscade
- 1 pincé de clou de girofle
- 1 pincé de gingembre moulu
- 1/4 cuillère à thé de sel
- 1/2 tasse de beurre
- 1 1/4 de tasse de cassonade
- 1 tasse de purée de citrouille
- 1 œuf
- Vanille
- 1 tasse de sucre à glacer (optionnel)

Mélanger les ingrédients secs et réserver. Mélanger le beurre et le sucre jusqu'à onctuosité, puis ajouter ensuite l’œuf et la vanille. Ajouter graduellement les ingrédients secs et mélanger jusqu'à homogénéité. 

Maintenant, deux choix s'offrent à vous. 1. Rouler des boulettes de pâtes dans le sucre à glacer. Par contre, il est préférable de laisser la pâte refroidir 1 heure ou 2 au frigo pour qu'elle soit plus facilement malléable. À mon avis, les biscuits sont assez sucrés, pas besoin d'y ajouter le sucre à glacer en plus. Par contre, c'est plus jolie... 2. Déposer de la pâte à biscuits directement sur la plaque, 1 cuillère à soupe comble, environ, par biscuit.

Pour les deux options, déposer la pâte sur des plaques à biscuits beurrées et cuire 6-8 minutes à 350 F.

Vive l'automne !

Cortido : chou épicé fermenté

4 mai 2018


Je trouve enfin le temps de vous partager ma nouvelle recette préférée de lacto-fermentation : (ok, la choucroute ça reste un grand favori) du cortido. Pour ceux qui ne savent pas c'est quoi, comme moi il y a 6 mois, du cortido c'est disons du kimchi version Amérique du sud. C'est aussi la version fermentée du pikliz haïtien. J'aimais déjà le kimchi et le pikliz, mais je crois que le cortido remplacera ces deux derniers dans mon frigo pour les prochaines années... Pour ceux qui ne connaissent pas du tout ni le kimchi, ni le pikliz disons que ce sont des condiments de chou et autres légumes épicés qu'on ajoute un peu partout, comme n'importe quel condiment. Bien sûr chaque culture et personne ont leurs associations favorites. Personnellement, les deux utilisations principales que j'en fais sont avec du la sauce pois noir. Qui est un plat haïtien ultra populaire dans cette famille et que nous mangeons régulièrement. Il faudrait que je vous partage la recette un jour. Et l'autre, non conventionnelle je l'avoue, avec du maïs soufflé !! Peu importe, si on aime le goût de la fermentation épicée, ça va avec tout. 

Il y a différentes versions de cortido, comme dans toutes choses. J'en ai essayé deux et c'est celle-ci que je préfère. 

- 1/2 chou tranché en julienne
- 1 ou 2 carottes râpées
- 1 petit oignon râpé
- 1 gousse d'ail émincé
- 3 cuillères à thé (ou plus) de flocons de piments
- 2 cuillères à thé de sel non iodé

Mélanger tous les ingrédients dans un bol, vous pouvez mélanger avec vos mains, histoire que le sel soit bien réparti. Laisser reposer 45 minutes, puis mettre dans un pot en verre à large goulot ou tout autre pot de fermentation avec lequel vous êtes à l'aise. 

Personnellement, je prend un petit pot en verre que je rempli d'eau pour faire un pesée, que je dépose ensuite sur le cortido (voir une image ici ). On presse  le cortido jusqu'à ce que le liquide remonte à la surface. Il faut s'assurer que le tout soit bien immergé. Je vous conseille de mettre votre pot dans une assiette, parce que ça peut déborder. Si jamais il manque de liquide on peut faire une saumure ( 1 à 3 cuillères à table de sel non iodé pour un litre d'eau non chloré) et ajouter du liquide. Il faut que le tout soit immergé pour éviter les moisissures. On laisse le tout à température pièce environ 4-5 jours, puis on met au frigo et on peut déguster immédiatement, ou on laisse le processus de fermentation continuer lentement au frigo encore quelques semaines. On peut conserver pendant plusieurs mois au frigo. 





Beurre corporel fouetté facile

12 février 2018

À deux jours de la St-Valentin, je commence enfin à m'y mettre. Cette année, je sais pas, la machine est difficile à se mettre en marche pour quoi que ce soit...
Comme mes enfants ont encore des bonbons et/ou des chocolats reçus à Noël en réserve (enfin sauf un...), j'ai décidé des bouder les sucreries comme cadeaux de St-Valentin aux enfants.
Pour mes filles qui sont pas mal plus "girly" que moi (enfin, qui ont plus le temps que moi de se faire jolie), j'ai décidé de leur faire un petit beurre corporel tout simple, aromatisé à l'huile essentielle de géranium. C'est une de mes odeurs préférées en ce moment et qui ne sent pas du tout comme la fleur. L'odeur ressemble un peu au lychee. Bref, une idée qui prend environ 10-15 minutes à réaliser lorsqu'on a les ingrédients sous la main et qui va rendre mes filles bien heureuses et bien douces !
 

- 1 tasse d'huile de noix de coco
- 1 cuillère à table d'huile d'amande douce
- 16 gouttes de HE de géranium ou tout autre HE à votre goût qui n'irrite pas votre peau. (Attention de vérifier la compatibilité si vous êtes enceintes et pour de jeune enfants).
- Colorant naturel au goût (j'ai essayé de colorer avec de la tisane d'hibiscus, mais ça ne paraît pas beaucoup)

Mélanger tous les ingrédients et mélanger aux batteurs électriques pendant environ dix minutes. Au fur et à mesure vous allez voir que ça va gonfler légèrement et devenir beaucoup plus souple. Avec ma photo, je vois que j'aurais pu mélanger davantage parce qu'il reste un peu de grumeaux, mais ça fait parfaitement l'affaire quand même. 

Attention, je suis certaine qu'il y a des alternatives qui vont résister à la chaleur, celle-ci je ne sais pas. Donc, lorsque la température va se réchauffer, je vais mettre les pots au frigo (s'il en reste...) pour éviter que le beurre devienne liquide...

Aussi, si vous ne connaissez pas le HE de géranium, sachez que c'est bon pour plusieurs choses, entre autre réguler les hormones féminines... Toujours bon à savoir !


En passant, il y a 3 jours mon blogue a célébré ses 8 ans !! Ouf, il y a tellement de choses qui se sont passées sur ses pages en 8 ans. 3 enfants se sont ajoutés, 2 déménagements, et tellement de projets ! Le rythme est beaucoup plus lent, mais j'espère que si vous êtes nouveaux ici, les archives vont vous inspirer, même en 2018...

Bûche de Noël "mousse" au chocolat

19 décembre 2017
 

Laissez-moi vous présenter mon nouveau meilleur ami du temps des fêtes : mon moule à bûche de Noël. Mais avant de passer à plus de présentation, petite mise en contexte. 

Chaque année lorsque je reçois la belle brochure de la boulangerie/pâtisserie du coin, je la feuillette en salivant et puis je regarde le prix des belles bûches mousse au chocolat et autres saveurs sublimes et je m'étouffe sur mon café (bon, t'sé je bois pas de café tout le temps, mais pour être plus théâtral ). Et là je me dis, que soit je suis trop grippe-sous, soit je vis sur une autre planète, soit j'ai vraiment rien pigé à la vie. Je ne sais pas, dites-moi, 50 $ pour une bûche de Noël..., d'accord les plus abordables peuvent être à 30-35 $... Même si elles ont l'air merveilleusement bonnes, même s'il y a toute une expertise de savoir-faire derrière ça.... Enfin, c'est clairement pas dans mon budget de grippe-sous. Alors, pourquoi ne pas me laisser tenter par les bûches gâteaux bon marché du commerce.... disons que monchéri et moi ne sommes pas assez amateurs pour en acheter. Et sans parler de la liste d'ingrédients qui me fait toujours faire une crise de cœur (lire les ingrédients c'est vraiment un truc à ne pas faire si on veut vivre longtemps). Pourquoi pas une maison ? Il y a de très bonnes bûches maisons. Je sais, j'en ai déjà savouré quelques unes de Crapaud Chameau . Mais, on dirait qu'il n'y a que la mousse au chocolat qui me donne le goût de faire une effort culinaire de plus en cette période bien achalandée des fêtes (parce que pour de la mousse au chocolat, il y a bien des efforts qu'on peut faire). Je sais, je suis un être très complexe.
Mais bon, si vous me suivez encore, après m'être étouffée sur mon café hypothétique, mon cerveau s'est mis à s'activer (t'sé le café ça aide). J'ai donc réalisé que dans le fond c'était assez simple comme genre de bûche, fallait juste avoir LE moule. Encore une fois Amazon a été très aidant. LE moule n'était pas tout à fait dans des prix de grippe-sous non plus. Mais, lorsque j'ai demandé son accord à monchéri (t'sé la grippe-sous en moi avait besoin d'approbation) il a été très vite d'accord que c'était un bon investissement à long terme. Ou bien, juste les mots mousse au chocolat lui ont fait oublier tout le reste du discours. 

Donc, revenons à mon fameux moule (pour vous en procurer un sur Amazon, voir ici ). Avec LE fameux moule, vous pouvez faire une bûche de paresseuse comme moi en environ 10-15 minutes. Peut-être pas digne de la pâtisserie, mais définitivement beaucoup plus satisfaisante que les bûches du commerce. Enfin, c'est de l'avis de monchéri et moi qui ne sommes peut-être que d'étranges créatures....

Alors voici ma technique de paresseuse.

2 ingrédients : 

- Pépites de chocolat mi-amer (ou autre chocolat au goût) environ 1 1/2 - 2 tasses
- Crème à fouetter 2 tasses

1- Tapisser le fond du moule avec un papier parchemin
                             


2- Faire fondre environ 1/2 à 3/4 de tasse de pépites de chocolat (tout est très approximatif, désolée). Étendre le chocolat fondu sur le papier parchemin (je m’étais fais de petits plis pour indiquer la bordure du moule). Remettre dans le moule et mettre au frigo ou au congélo pour que le chocolat durcisse.




3- Faire une " mousse" au chocolat. Là je vais offusquer les puristes, ma mousse n'est qu'en fait une crème fouettée au chocolat, extra-chocolat. Juste pas assez de chocolat pour que ce soit une truffe, mais juste assez pour que ça ressemble d'avantage à de la mousse au chocolat et non à de la crème fouettée. Alors, voici le truc. 
Fouetter 2 tasses de crème à fouetter jusqu'à la consistance normale de la crème fouettée. Pendant ce temps faites fondre environ 1 tasse de pépites de chocolat, plus ou moins selon les goûts. Lorsque le chocolat est fondu, ajouter le à la crème fouettée, mélanger bien et mettre dans le moule. Tada ! Il n'y a qu'à faire refroidir un peu et qu'à démouler le tout et décorer selon les goûts. Encore une fois, cette année je vais y aller dans la paresse avec seulement un petit coulis de chocolat blanc fondu à la Pollock sur le dessus. 



On pourrait ajouter un fond de croûte de biscuits Graham et faire un multitude d'autres saveurs... mais ce sera pour une autre année ! En attendant, hier j'ai acheté trois carton de crème qui étaient en rabais à l'épicerie, je suis prête pour affronter le temps des fêtes !

Joyeux Noël à vous tous qui continuez de lire mes aventures !

Dumplings aux pois chiches dans une sauce au cari

9 novembre 2017



Si vous me suivez sur Instagram, vous avez peut-être vue que j'ai moins le temps de cuisiner. Bon, en en fait, je fais l'essentiel, les choses plus complexes et essayer de nouvelles recettes sont devenu squasiment impossible (prendre une belle photo aussi). Je ne sais pas ce qui se passe dans ma vie depuis le début septembre, il me semble que je n'ai plus le temps de faire grands choses.... Mystère... Enfin, j'ai tout de même réussi à tester une nouvelle recette concluante dans ces derniers mois. 

C'est la première fois que j'utilisais vraiment de la farine de pois chiche (qu'on retrouve dans la section internationale/indienne et/ou sans gluten). Si ce n'est que pour cette recette, je vais en tenir en stock dans mon garde-manger (qui soit dit en passant, n'est tellement pas digne d'un classement impeccable Pinterest... ).

Cette recette à conquise toute la famille et elle entre encore une fois dans ma catégories préférée : pas chère, végé, pas trop de vaisselles (surtout le pas trop de vaisselles. Même si j'ai mis fiston premier du nom sur le séchage de la vaisselle, c'est encore et toujours ma bête noire) !

Voici ma version et traduction de cette recette :

Sauce
- 2 cuillères à table d'huile 
- 2 cuillères à thé de coriandre en poudre
- 1 cuillère à thé de cumin
- 1 morceaux de piment jalapenos
- 1 1/2 cuillère à table de poudre de cari
- 1 boîte de tomates en dés 775 ml..
- 1 tasse d'eau
- 1/2 cuillère à thé de curcuma
- 1 cuillère à thé de gingembre en poudre
- 1 cuillère à thé de beurre d'arachide (facultatif)

Dumplings
- 1 tasse de farine de pois chiches
- 1/2 oignon émincé
- 1/4 tasse d'huile
- 1/3 de tasse de yogourt nature
- 1 cuillère à thé de sel
- 1 cuillère à thé de beurre d'arachide (facultatif)
- 1 pincée de poudre à pâte

Faire revenir les oignons dans l'huile jusqu'à ce qu'ils soient translucides, puis ajouter les épices. Mélanger et ajouter les tomates et cuire jusqu'à épaississement environ 10 minutes. 

Pendant ce temps mélanger les ingrédients des dumplings, puis former de petite boules d'environ 1 1/2 cm à 2 cm de diamètre (elles vont gonfler légèrement). 

Ajouter les dumplings à la sauce, couvrir et cuire environ 10 minutes ou jusqu'à ce que les dumplings soient bien cuits. Si vous voyez que la cuisson semble inégales, vous pouvez retourner les dumplings à mi-cuisson. 

Yogourt maison sans réchauffer le lait (Viili)

31 octobre 2017



J'oublie exactement quand le changement s'est produit, mais je crois que c'est il y a environ 3 ans. Il y a donc environ 3 ans j'ai fait le saut de ne plus acheter de yogourt commercial et de le faire maison. Je veux premièrement répondre au pourquoi ?

Je n'arrive pas tout à fait à trouver une raison unique. Premièrement, même s'il y a quelques bonnes compagnies qui font un yogourt sans ajout de gélatine (qui n'est soit dit en passant pas mauvais pour la santé, mais que je trouve inutile) et autres produits que je ne veux pas manger, la majorité  des yogourt commerciaux n'entrent pas dans cette catégorie. Point de vue économique, ces mêmes compagnies sans ajouts qui font un yogourt standard (pas les trucs grecs, en tube, crémeux etc..) offre souvent un bon prix, mais disons que c'est encore un peu moins cher de la faire maison. Je trouve cela tout à fait acceptable d'acheter ce genre de yogourt. Peut-être qu'un jour j'y retournerai. Donc, en gros, le côté plus ou moins économique me plaît bien, mais c'est surtout le goût m'attire. Je n'aime que quelques sortes de yogourt avec saveur. C'est très personnel comme goût, mais le yogourt sucré ce n'est pas mon truc... c'est celui du reste de ma famille par contre. 

Alors, il y a 3 ans je me suis dénichée une yaourtière dans ce style d'occasion pour vraiment presque rien. J'ai utilisé la culture standard qu'on retrouve un peu partout et qui diminue en efficacité avec le temps. Ce qui me frustrait un peu.

Je me suis donc penchée sur la question de la source première des yogourts. Je ne poulais pas croire qu'il y a 100 ans les mamans (pas au Québec, bien sûr, mais ailleurs où le yogourt fait partie de la tradition) achetaient de la culture à tout bout de champs... Et bien, en lisant un de mes livres préférés :  The Art of fermentation, j'ai appris que mon instinct était bon. Les cultures de yogourts ancestrales étaient passées de génération en génération. Il existe plusieurs sortes de culture, par contre sur le marché on n'en connait quasiment qu'une ou deux. Ces cultures commerciales ont été modifiées pour ne pouvoir incuber à l'infini le lait, contrairement à leurs prédécesseurs. Les cultures de yogurts ancestrales sont des petits "animaux de compagnie" comme les maman kombucha, le levain et le kéfir qu'il faut nourrir à intervalle régulier, mais qu'on peut conserver toute une vie. Je me suis donc lancée dans la recherche de ce genre de culture. Au début, je n'en ai trouvé qu'aux États-Unis, ma belle-mère m'en a acheté, mais avec le transport je crois qu'elle a eu trop chaud et les résultats n'ont vraiment pas été concluants. J'étais prête à retenter le coup après avoir trouvé un magasin ici au Québec qui vend ces cultures ancestrales. 

Mais, il faut être honnête, avec la dernière grossesse et le bébé, la culture de yogourt a été un peu moins prolifique. J'aime le résultat du yogourt maison, mais pas tellement le processus. C'est simple, mais pour pouvoir garder une culture en forme, il faut user de précision dans tout le processus de réchauffement du lait, puis de refroidissement... Disons qu'avec 4 enfants, me semble que j'ai pas trop le temps pour ça. Bon j'aurais pu en acheter, mais...

Je me suis donc replongée dans le livre The Art of fermentation, ai fait des recherches et ai réussi à trouver une culture de yogourt "tablette". Ce que je veux dire par là, c'est que contrairement aux cultures de yogourts populaires, celle-ci est mesophilique. Donc qui s'incube à température pièce, sans instrument particulier, ni réchauffement de lait. 

Pour incuber le yogourt Viili (qu'on peut se procurer au Canada ici), il n'y a qu'à mettre environ 1/4 d'un pot de culture Viili et puis remplir le reste de lait. Laisser reposer une nuit (l'été c'est 10-12 heures en ce moment 12-14 heures pour 1 litre) et le yogourt est prêt. On réfrigère ensuite. Le meilleur dans tout ça c'est que la culture est bonne à l'infini, à condition bien sûr de refaire un yogourt au moins aux 7 jours. Pour ce qui est de la texture, on dit partout que c'est gluant, mais mon expérience c'est que ça ressemble assez à un yogourt traditionnel. Il est un peu plus grumeleux si on ne le brasse pas, et si on le mélange il est un peu plus liquide qu'un yogourt standard. Par contre, si on le veut vraiment crémeux il y a toujours moyen de le faire égoutter comme pour les yogourts grecs maison. Enfin, je n'ai pas tenté le coup, mais je suis certaine que ça fonctionne. J'ai fait tester le goût à ma mère qui a fait du yogourt maison pendant des années et elle a trouvé le résultat très semblable. Pour moi, ce yogourt est tellement merveilleux. Presque aucun effort et j'ai la quantité de yogourt que je veux !

Il n'y a ensuite qu'à ajouter la saveur voulue et voilà !

Si vous passez par chez moi, cela me fera plaisir de vous en donner une petite quantité en adoption pour débuter votre culture. 

Idées pour recevoir simplement

30 septembre 2017

L'hospitalité pour monchéri et moi, ça a toujours été important. Même dès le début de notre mariage, où notre budget était très restreint et ma cuisine encore plus. Vraiment cuisiner sur le dessus de sa laveuse, on ne peut pas trop faire pire. Au début, je m'inquiétais davantage et j'en ai souvent fait un peu trop. Après avoir lu le livre Open heart open home, j'ai réalisé que le plus important c'est l'accueil et non pas la qualité gastronomique de mon repas. Bien évidemment, à travers mon expérience j'ai tout de même acquis quelques autres concepts de base pour m'aider. Comme le fait que, bien que nous soyons semis-végétariens et pas mal granos, 98 % de mes invités ne mangent pas comme nous. J'ai donc appris à cuisiner des plats plus traditionnels et contenant de la viande, pour plaire à tous. Car même si je ne veux pas épater, je veux que les gens se sentent à l'aise chez nous. 

J'aime les tables bien décorées, les anniversaires thématiques. Par contre, 98% du temps, quand il y a des gens à la maison ma table n'est pas digne d'Instagram et je n'ai aucun problème avec ça. Pour que mes invités se sentent à l'aise si j'ai cuisiné quelques chose qui n'est pas assez "normal" pour eux, les plats sont tous sur la table et on se sert soi-même. Donc, libre à tous de laisser passer un plat. J'aime les serviettes en tissus, mais avec les grands nombres, les serviettes en papiers bon marché se retrouvent très souvent sur ma table. 

Malgré mes années "d'expériences" à recevoir différents nombres de personnes à ma table, l'année dernière j'ai dû relever un nouveau défi : recevoir le même groupe d'entre 8-12 personnes chaque deux semaines à la maison. Même si je ne fais que le plat principal (les autres apportent le reste) je devais trouver un certain nombre d'idées de repas qui entrent dans mes critères. Je voulais que ce soit premièrement un plat qui plaisent à 98 % des gens (donc qui contient de la viande), qui soient simple à préparer (avec 4 enfants dans les pattes, on fait ça simple), idéalement qui se préparent et cuit à l'avance (4 enfants dans les pattes) et qui ne me ruinent pas.




Je vous partage ma liste si jamais vous devez relever défi semblable et manquez d'idées. Il y a bien évidemment les classiques (numéro 1 et 2) que vous avez déjà sans doute sur votre liste.

1- Pâté chinois (le hachis parmentier québécois)
2- Lasagne ou spaghetti sauce bolognaise
4- Pain de viande (un jour je vais publier ma recette...)
5- Quiche sans croûte (autre recette à publier un jour...)
6- Tacos
7- Pâte sauce bechamel au poulet (un peu plus complexe à faire avec 4 enfants dans les pattes)
9- Pizza (si vous avez un four a convection pour en faire deux grosses plaques d'un coup)
10- Chili con carne (mais là, j'avoue j'ai fait végé)
13- Riz au poulet et légumes (avec assaisonnement au goût)
14 -Dinde rôtie (pour Noël)

Pendant la saison chaude j'ai relayé le repas à monchéri sur le bbq

1- Hamburger
2- Hot-dog saucisses italiennes sur pain baguette
etc...

C'est ainsi que j'ai réussi à m'en sortir pour une année (septembre à fin mai) de repas au deux semaines sans répéter une seule fois. Cette année on recommence, mais la liste devrait rester la même.

Ce n'était pas très gastronomique, mais mes invités ont eu l'air d'apprécier et nous avons surtout eu un bon temps ensemble autour de la table. 

Si vous avez d'autres idées à partager dans la même veine je serais heureuse de les entendre. 

Déshydratation avec un four à convection et "superaliments verts en poudre"

12 septembre 2017
 

En janvier dernier je voulais m'acheter un déshydrateur de basse qualité pour tester si j'en ai vraiment besoin avant de me lancer dans le bidule ultra gros et qui coûte vraiment cher. Ceux qui déshydratent savent de quoi je parle. Malheureusement, aucunes n'avaient de bonnes critiques et c'est à ce moment que monchéri m'a mentionné que nous avions une fonction déshydratation sur notre nouveau four à convection de l'été précédent. Me semble que j'aurais dû le savoir, mais il semble que ce détail m'a échappé. 

Certes, pour les grands amateurs de déshydratation et de manger cru, cette fonction ne déshydrate pas à une assez basse température, pas moins de 100 degrés Fahrenheit. Par contre, pour moi qui n'ai pas encore de convictions très profondes sur le sujet, déshydrater avec mon four c'était une bonne façon de savoir si j'avais réellement besoin de m'acheter la Berta de la déshydratation. Pour le moment, je n'en suis pas vraiment encore convaincue, et de toute façon j'en aurai pour quelques années d'économie avant de pouvoir m'en payer une, alors j'ai le temps de méditer sur le sujet plus en profondeur. 

J'aime vraiment déshydrater avec mon four, car cela ne prend pas plus de place et ne me coûte pas plus cher. De plus, je ne déshydrate pas encore assez pour ce besoin. 


Qu'est-ce que j'ai déshydraté cet été ? Premièrement, des fraises qui coupées en fines tranches ne prenaient pas plus qu'une nuit de déshydratation. Pour moi c'est une manière tellement simple de conserver ce fruit et à moindre espace. 

Je déshydratais de nuit pour ne pas produire plus de chaleur (même si c'est minime) dans les chaudes journées d'été et aussi pour pouvoir utiliser mon four au besoin. 

Ensuite, j'ai fais ma propre "green powder"/superaliments verts en poudre. Bon, ma poudre n'est pas aussi diversifiée que celle en magasin, mais encore une fois je trouve que c'est une bonne façon de conserver le trop pleins de "verts" de notre jardin. J'ai surtout déshydraté du kale et de la bette à carde, avec un peu de queues de radis, de plantain et de pourpier, il me reste encore de la chicorée que j'ajouterai sous peu. Après la déshydratation je passe le tout au robot pour faire une "poudre". En fait ça ressemble davantage à des épices séchés, mais la texture ne me dérange pas vraiment. Comme je ne compte pas ajouter cela à des smoothies, mais plutôt à des soupes ou des plats mijotés, je n'ai aucune problème avec cette texture et à ce que le mélange ne soit pas légèrement sucré avec du stevia et de la pomme comme je peux constater par la liste d'ingrédients des marques populaires. 



Finalement, je me suis fait quelques tomates séchées, qui malheureusement devront quand même être conservées au congélo, mais en prenant moins de place. Je m'en servirai dans mes pizzas cet hiver. Je sais, il y a des tomates, même provenant du Québec au supermarché en hiver, mais j'ai perdu l'habitude d'en acheter et comme cela j'en aurai toujours sous la main si l'envie de manger de la pizza me prend. Parce que de la pizza sans tomates (pas la sauce), c'est triste !


Je ne suis pas une experte de déshydratation, mais je commence à y prendre goût ! Aventure à suivre dans les prochaines années !

Pain aux pétales de pissenlits

30 mai 2017

Nous y sommes, les semis sont plantés, les graines sont semés, il ne reste plus qu'à arroser et attendre que ça pousse (et aussi désherber ou avoir l'air de, de temps en temps). En attendant, qu'il y ait vraiment quelque chose à manger dans le potager, pourquoi ne pas manger ce qui pousse déjà sans aucun effort : des pissenlits. Je sais, vous avez déjà goûté le pissenlits et vous trouver cela amer. Oui, c'est vrai que les feuilles le sont, mais dans le cas des pétales dans ce pain, on n'y voit aucune trace. Ou bien, vous vous demandez pourquoi manger de la mauvaise herbe, vraiment ? En fait, qu'est-ce qui est de la mauvaise herbe ? Il n'y a pas si longtemps on croyait que les tomates étaient toxiques alors... Oui, j'avoue dans mon potager les pissenlits sont envahissants et je les enlève pour le bien de mes tomates non-toxiques. Par contre, dans ma pelouse (arrière loin de la route pour ne pas manger de la poussière et autre résidus...) je n'ai aucun problème avec. Les pissenlits sont en fait probablement meilleur pour notre santé que certains des légumes du potager, alors oui je ne vais pas m'en priver. Voir ici pour plus de détails à ce sujet.  

Donc, la prochaine fois qu'un de vos enfants vous offre un bouquet de pissenlits, vous pourriez lui demander de vous en cueillir environ 4 tasses et de vous aider ensuite à faire cette recette (et vous n'êtes pas obligé de partager après...)


- 1 tasse de pétales de pissenlits (équivaut à environ 4 tasses de fleurs)
- 2 tasses de farine (moi j'ai pris épeautre complète, mais blé aussi c'est parfait)
- 2 cuillères à thé de poudre à pâte
- 1/2 tasse de miel
- 1/2 cuillère à thé de sel
- 1/4 tasse d'huile
- 1 oeuf
- 1- 1/2 tasse de lait

Bien laver et essuyer les pétales de pissenlits. Mélanger les ingrédients secs et les pétales, puis ajouter le reste de ingrédients et mélanger jusqu'à homogénéité. 

Mettre dans un moule à pain et cuire au four à 400 F. ou jusqu'à ce qu'un cure-dent ressorte sec.


J'ai cette recette sur un papier depuis au moins un an, et je ne sais plus où je l'ai prise. Elle était en anglais et en voici ma version. Désolée de ne pouvoir donner la source...

Dutch baby au fromage/crêpe hollandaise au fromage

3 mai 2017
 

Dutch baby, pannekoeken ou crêpe hollandaise, peu importe le nom, cette crêpe qui ressemble au peu à une omelette soufflée ne cesse de m'épater à chaque fois que je l'a fait. Il y déjà quelques mois que j'ai fait cette recette pour la première fois et à chaque fois, la facilité et l'effet soufflé de celle-ci m'émerveille autant que ceux qui sont autour de la table. Il y a environ 4 ans j'en ai fait une pour la première fois, mais en version sucrée (voir ici), c'était bien bon, mais je crois que la version salée est vraiment ma favorite. Plus simple parce qu'on met tout dans le même plat et j'aime aussi davantage parce que j'ai la dent beaucoup plus salée que sucrée. C'est vraiment un recette parfaite quand on veut incorporer des œufs d'une façon simple ou différente dans un brunch. 

- 3 œufs
- 2/3 de tasse de lait
- 2/3 de tasse de farine (moi c'est à l'épeautre complète, mais farine de blé tout usage est parfaite aussi)
-1/2 cuillère à thé de sel
- Un pincée de paprika fumée
- Poivre fraîchement moulu
- 2 cuillères à table de beurre ou autre matière grasse à cuisson
- 1/2 tasse de fromage râpé au choix (ici mozzarella)

Pour que la crêpe gonfle il est essentiel de faire chauffer la plat auparavant à 450 F. 20 minutes. J'ai pris ma poêle en fonte, mais un plat de cuisson régulier d'environ 25 cm fait l'affaire également. 

Pendant ce temps, combiner les ingrédients secs et réserver. Puis battre les œufs et le lait au fouet jusqu'à ce que le tout soit bien mélangé.

Sortir le plat du four et y déposer le beurre, remettre au four environ 5 minutes ou jusqu'à ce que le beurre ait fondu. (Ici je veux faire une parenthèse. Le beurre à tendance à fumer rapidement, alors il vaut mieux vraiment surveiller ou... depuis un certain temps je conserve le gras du bacon après la cuisson et celui du porc. Le gras sans résidu bien sûr. Ce gras est parfait pour tout sorte d'usage et merveilleux dans ce cas-ci, car il fume beaucoup moins rapidement. Fin de la parenthèse.)

Mélanger les ingrédients secs avec les œufs et battre au fouet jusqu'à ce qu'il n'y ait plus vraiment de grumeaux. Mettre la pâte dans le plat de cuisson et parsemer le tout du fromage râpé. Remettre au four et cuire environ 20 minutes ou jusqu'à ce que le tout soit bien doré et aussi bien gonflé. 


Source de la recette ici
 

Pain d'épeautre au soda

16 mars 2017
 

Même si j'ai voulu faire un "Irish soda bread" depuis des années, c'est juste maintenant que j'y arrive. Juste à temps pour célébrer la St-Patrick demain. En fait, nous ne célébrons pas la St-Patrick de façon traditionnelle. Je ne me répéterai pas, alors si vous voulez savoir, allez faire un trou sur ce vieux post.

Pour l'instant, parlons pain. Ce sera la première fois que nous mangeons quelque chose d'inspiration irlandaise pour la St-Patrick. Je ne sais pas pourquoi cela m'a pris tant de temps à faire un pain au soda, c'est vraiment simple ! C'est certain que ce n'est pas le goût du pain traditionnel, mais je vais m'en rappeler lorsque je n'aurais plus de pain, de levure ou de levain et que je n'aurais pas le temps de faire lever du pain maison. C'est simple et efficace !

Je suis partie d'une recette que j'ai librement adaptée. Pourquoi l'épeautre ? Parce qu'il n'y a plus de farine de blé chez nous depuis bientôt 2 1/2 ans. Je teste l'épeautre en ce moment après avoir utilisé pendant plusieurs mois le kamut. Comme le ventre de ma fille semble le supporter et que les résultats semblent plus concluant qu'au kamut, peut-être que ce sera définitivement notre farine passe-partout. Dossier à suivre... 

- 6 1/2 tasses de farine d'épeautre entière
- 600 ml de lait avec deux cuillères à thé de vinaigre (parce que normalement c'est du babeurre et que je n'ai jamais cela dans mon frigo, ça remplace bien quand même)
- 1 cuillère à thé de sel
- 1 cuillère à thé comble de bicarbonate de soude 

Mélanger les ingrédients secs, faire un puits au centre et y verser le lait. Débuter en mélangeant avec une fourchette, puis pétrir très brièvement la pâte. Elle restera plus collante qu'un pain au blé traditionnel, j'ai lu que c'était mieux avec l'épeautre. 

Diviser la pâte en deux. Mettre la pâte sur un plaque de cuisson ou une poêle en fonte ou creuset en fonte (la fonte aide à rendre le pain plus croûté) parsemés de farine. Aplatir la pâte en un disque de 4 cm d'épaisseur. Couper ensuite une croix sur le dessus assez profonde, jusqu'à 1 cm du dessous du pain. La croix aide à ce que le centre soit bien cuit.  

Cuire à 450 F. 15 minutes puis réduire le four à 400 F. et cuire encore de 5 à 10 minutes jusqu'à ce que le dessus soit bien doré et que des petits coups sur de dessous du pain sonnent creux. 


Je pense que demain je vais faire la recette de soupe crémeuse aux pommes de terre du livre The rythm of Family de Soule mama pour accompagner le pain. Parce que moi, dans ma tête, je pense toujours aux pommes de terre quand je pense à l'Irlande. Je sais le lien est bizarre, mais je pense toujours au fait qu'ils ont mangé beaucoup de pommes de terre durant les périodes de famines...

Bonne St-Patrick !

Gomasio - assaisonnement aux graines de sésame

28 février 2017


Il y a déjà quelques années que j'ai mangé du gomasio pour la première fois lorsque j'ai été invité à dîner chez quelqu'un. Je repensais de temps en temps à essayer d'en faire, mais voilà enfin que je me lance. Le gomasio est tout simplement un assaisonnement, où oui il y a du sel, mais en quantité minime comparativement aux graine de sésame grillées qui donnent beaucoup de saveur. On peut l'utiliser un peu partout pour donner du goût. C'est également une très bonne alternative si on veut diminuer sa consommation de sel. C'est ridiculement simple à faire et savoureux !

L'été prochain je vais tenter d'en faire une version aux herbes. En attendant voici la recette de base du gomasio.

- 1/4 tasse de graines de sésames nature
- 1 cuillère à thé de sel de mer

Faire chauffer un poêlon à feux moyen et y faire griller gentiment les graines de sésames en mélangeant constamment de 3 à 5 minutes ou jusqu'à ce qu'elles aient bien doré. En grillant les graines exhalent une très bonne odeur. Attention, les graines se mettent à sauter lorsqu'on les grille.

Lorsque les graines ont refroidies, ajouter le sel. On peut manger tel quel ou émietté davantage à l'aide d'un robot ou d'un mortier. 

À déguster sur une salade, hummus, soupe etc.
 

Sagamité et amérindiens

20 février 2017

En histoire nous suivons toujours fidèlement Story of the World. Mais, histoire que fiston ne soit pas en reste avec le programme du Québec d'histoire, je lui ai acheté un cahier d'activité qu'ils font dans les écoles. C'est assez simple et il le fait tout seul. Je ne sais plus exactement quand, mais il m'a demandé ce qu'était la sagamité et moi de devoir faire une recherche sur Google pour le savoir. Il semble que mes cours d'histoire du Québec n'ont pas couvert ce sujet. Moi, de m'émerveiller devant le fait que ce soit un plat amérindien !! Vous savez, moi et la nourriture... De plus, c'est un de mes sujets d'intérêt en ce moment la cuisine amérindienne et de Nouvelle-France (t'sé quand j'ai 5 minutes par mois de libre à pouvoir consacrer à mes intérêts personnels). Je pourrai vous en reparler un jour...

Ce qui continua tout de même à fermenter (ça aussi un autre de mes grands intérêts) dans ma tête. Pour que finalement, le mois dernier je déclare que nous allions cuisiner de la sagamité, de la banik (enfin, moi) et que nous allions nous amuser à faire les amérindiens. Rien de compliquer, pas de buts précis, juste s'amuser et surtout : manger !

J'ai donc farfouillé (dans mes temps libres ...) pour trouver une recette. Pour finalement faire des adaptations de deux trois trucs, en essayant d'utiliser des légumes qui poussaient au Québec avant l'arrivée des européens. Malheureusement, je n'avais pas de viande de caribou ou d'ours sous la mains, alors je me suis contentée d'un morceau de bœuf. J'ai été étonnée que les enfants aiment vraiment cette recette puisqu'elle contient du navet qui n'est jamais un grand champion ici.



- Un gros steak ou petit morceau de rôti de bœuf coupé en lanières (désolée de ne pas être plus précise, j'ai oublié de noter le poids du morceau). On pourrait très bien en mettre plus.
- 1 oignon coupé en dés
- 2 cuillères à soupe de beurre
- 2 gousses d'ail
- 1/2 tasse de farine de maïs (style polenta)
- 1 petit navet coupé en dés
- 1/2 tasse de maïs en grains
- 1 litre d'eau
- Sel et poivre

Dans une casserole faire revenir les oignons dans le beurre fondu jusqu'à ce qu'ils soient bien cuits. Faire ensuite brunir la viande. Puis, ajouter tout le reste des ingrédients et laisser mijoter à feu très doux jusqu'à ce que la viande et le navet soient bien cuits et que le liquide soit de consistance crémeuse. Entre 30-45 minutes. 

Servir avec des morceaux de pain banik (j'ai suivis cette recette)


Pendant que je cuisinais, j'ai donné des bouts de carton et de laine aux enfants, pour qu'ils se construisent "un canot" et une "rame". Et bien évidemment, les maquillages de guerre ont aussi été au menu. 


Petite note historique sur la sagamité. Vous pouvez faire d'autres recherches plus approfondies, mais ce que je trouvais le plus intéressant de noter est que la sagamité est un plat qui était commun à toutes les tribus amérindiennes du Québec. Même s'il y avait des variantes dans l'utilisation des viandes, c'était principalement un plat mijoté à base de maïs. Donc, n'oubliez pas votre sagamité lors de votre prochaine sortie dans les bois !

Gâteau pain d'épices sans gluten

15 novembre 2016 

Depuis quelques semaines, je jongle avec l'idée de faire encore les 12 jours de Noël, comme les autres années. Encore aujourd'hui j'hésitais, parce que j'aime vraiment cette série. Mais, comme je l'ai déjà dit, mon temps est assez limité en ce moment. Finalement, je vais laisser la série de côté pour cette année. Par contre, il y aura tout de même abondance de toutes sortes d'idées pour les fêtes ici dans les prochaines semaines en commençant avec ce super gâteau sans gluten au pain d'épices. Peut-être 12 idées finalement, mais je ne veux pas m'engager et ne pas être capable de livrer.

Je n'ai pas encore beaucoup de recettes de dessert sans gluten très satisfaisantes et qui entrent dans mes critères, alors en voilà au moins une sensass. Je pense que ce sera certainement le dessert officiel du temps des fêtes 2016 dans notre famille. 


- 200 ml de farine de Sorgho
- 1 cuillère à thé de soda à pâte
- 1/4 cuillère à thé de gomme de guar (ou de gomme de xanthane)
- 1/2 cuillère à thé de cannelle
- 1 cuillère à thé de gingembre
- 1/2 cuillère à thé de piment de la Jamaïque moulu
- 1 tasse de cassonade
- 1/2 tasse de mélasse
- 1/3 de beurre fondu et encore tiède
- 1 œuf
- 150 ml de farine de sarrasin
- 1/2 tasse d'eau chaude

Mélanger la farine de sorgho, la gomme de guar, les épices, la cassonade et le soda, réserver. 

Dans un robot culinaire mélanger la mélasse, le beurre, l’œuf et le mélange d'ingrédients secs. Mélanger jusqu'à ce que le tout soit homogène. 

Ajouter la farine de sarrasin et l'eau chaude et mélanger quelques secondes, terminer à la cuillère en bois. Mettre dans un moule à pain bien beurré et cuire à 325 F de 30 à 35 minutes ou jusqu'à ce qu'un cure-dent ressorte sec. 

J'ai servi le gâteau avec un glaçage au fromage à la crème (un mélange approximatif de celle-ci) .

À manger avec un grand verre de lait !


Bon préparatifs des fêtes !

Soupe minestrone

8 novembre 2016
 

En ce qui concerne les soupes, je n'utilise pas tellement de recettes, enfin rien de précis. C'est assez souvent une genre de mélange de ce qui se trouve dans mon frigo. Par contre, pour la minestrone je suis la recette avec précision. Je cuisine cette soupe quelques fois par année depuis... au moins 12 ans et j'ai comme peur que si je modifie les ingrédients ce ne sera pas aussi bon. Je ne sais pas pourquoi, mais le mélange de macaronis, courgettes, pommes de terre... miam ! C'est la parfaite soupe réconfortante !

- 1 oignon émincé
- 1 carotte coupée en rondelles
- 1 poireau coupé en rondelles
- 2 petites pommes de terre coupées en cubes
- 1 boîte de haricots rouges
- 2 gousses d'ail écrasées
- 1,5 l de bouillon de légumes ou de poulet
- 1 boîte de tomates en dés
- 1/2 tasse de macaronis
- 2 petites courgettes coupées en rondelles

Faire revenir l'oignon et l'ail dans une casserole dans un peu d'huile 5-10 minutes, jusqu'à ce qu'ils soient translucides.  Ajouter le reste des ingrédients sauf les macaronis et les courgettes, porter à ébullition et laisser cuire 45 minutes. Ajouter ensuite les macaronis et courgettes laisser cuire 10 minutes de plus et servir.

Parfaite soupe d'automne !

Röstitos

1 novembre 2016

J'avais encore une activité de bricolage d'automne à publier, mais je ne sais pas vous. Ici nous sommes plutôt dans la tendance Noël, alors je vais la garder pour l'année prochaine... 
 

Je ne sais plus comment je suis tombée sur les tochos sur Internet. Les totchos sont  des tater tots version nachos. En fait, j'ai aussi découvert les tater tots que je ne connaissais pas. Je ne sais même pas si nous en avons au Canada, mais j'imagine que ce sont une version petites bouchées de hash browns.
Je trouvais que le mélange du goût de la pomme de terre et de la garniture à nachos semblait vraiment excellent !
Donc, j'ai fait ma version suisse-québécoise de tochos avec un röstitos. Le rösti étant le penchant suisse des hash browns plus connus ici. 

J'ai utilisé la recette très approximativement de Ricardo pour faire mes röstis (voir ici). Ce n'est pas comme ça que j'ai appris à les faire en Suisse, mais j'ai fait exception pour cette fois. 

Pour la recette de Ricardo, au lieu de retourner la galette j'ai seulement mis ma poêle de fonte au four à 450 F. jusqu'à ce que le dessus devienne doré. Puis je l'ai ressorti du four et l'ai garnis de salsa et fromage. Ensuite il n'y a qu'à faire fondre le fromage et voilà. Servir avec votre garniture à salsa préférée.

Si vous ne voulez pas faire de röstis, je suis certaine que vous pouvez faire la même chose en émiettant des hash browns !


La prochaine fois, je vais devoir utiliser mes deux poêles parce que ma tribu entière en a redemandé. 


Pourquoi on mange autant de courges chez nous

25 octobre 2016
 

Pourquoi on mange autant de courges chez nous (et la photo ne rend tellement pas justice à notre consommation, je pense que j'en suis à ma 5-6e citrouille et multiples autres petites courges cette année) ?

1- Parce que j'ai pas les moyens de manger bio et que les courges d'hiver avec leur pelures épaisses sont un choix intéressants, quand on ne peut pas manger bio.

2- Parce que je veux manger local. Je veux manger local parce que ça pollue moins, je veux manger local parce que ça encourage l'économie d'ici et aussi parce qu'au Canada les règles sur les pesticides et ogm, malgré qu'elles ne sont pas parfaites, sont meilleures que dans certains autres pays.

3- Parce que ce n'est ridiculement pas cher (parce que t'sé la majorité des gens ne mangent pas les courges, les prix ne sont pas élevé à l'automne). J'ai une famille de 4 enfants et je veux qu'ils mangent suffisamment de légumes, les courges sont pleins de bonnes vitamines autant que les légumes verts (enfin je pense, mais là je mettrais pas ma main au feu).

4- Parce que les courges d'hiver se conservent facilement tel quel sans transformation une bonne partie de l'hiver et que c'est facile de faire des stocks en saison pour être économique et pouvoir suivre les trois points plus haut même pendant la saison hivernale.

5- Parce que quand on s'y met, les courges sont super versatiles et on peut en mettre quasiment partout.

Cela fait des années que je travaille à me monter une banque de recettes avec de la courge et qui ne soit pas de la tarte à la citrouille (que je n'aime pas personnellement).

Voici la liste que vous pouvez trouver sur mon blogue (il y en a pas mal d'autres) :


Brioche à la citrouille
Courges délicata au vinaigre balsamique 
Egg rolls aux lentilles et courgettes
Gaufre à la citrouille 
Pain à la citrouille
Pancake aux courgettes
Pâtes sauce à la citrouille 
Sauce Alfredo à la courge 
Salade de citrouille crue 
Scones à la citrouille
Tacos chipotle à la courge
Tajine aux courgettes 

Sérieusement la façon dont ont en mange le plus c'est en soupe/potages (parce qu'on aime beaucoup la soupe ici), mais les recettes de soupes et moi c'est jamais très précis... J'en mets aussi dans les mijotés ou autres sauces pour remplacer un peu la tomate, comme dans le chili. Il y a aussi les pizzas à la courge delicata et bacon qui sont succulentes ! Il y a également la courge spaghetti avec sauce bolognaise que nous aimons bien. J'ai encore quelques autres recettes de courges à essayer dans les prochaines semaines... comme des frites de courges !

- Si vous êtes découragés de couper une courge avec la peau épaisse et difficile à tailler, attendez encore quelque semaines, voir mois et elle sera plus molle et facile à couper.

- Si vous ne voulez que faire de la soupe ou des recettes avec de la purée, coupez votre courge en deux mettez la au four à environ 375 F. 30 min ou plus selon la grosseur de la courge et l'intérieur deviendra tout en purée. Il n'y a plus qu'à gratter ensuite. 

- Allez, courez au supermarché faire le plein de courges, dans une semaines il n'y en aura plus beaucoup sur les tablettes.

Vive les courges !

Salade de citrouille crue

21 octobre 2016

Je ne sais pas pourquoi je n'y ait pas pensé avant. Quand j'ai eu l'idée de faire cette salade j'ai quand même vérifié sur le net si j'étais un peu folle de penser à faire une salade de courge crue. Enfin, je sais qu'avec des courgettes c'est plus courant, mais de la citrouille...Comme j'ai trouvé quelques recettes, j'ai été soulagée et je me suis lancée.

Disons que je n'ai pas de recette précise. Moi et les salades... je n'ai jamais de recette précise.

Pour celle-ci j'ai mélangé de la citrouille râpée avec du fromage râpé, des canneberges séchées et ma vinaigrette traditionnelle d'un mélange approximatif de moutarde de Dijon, vinaigre balsamique et huile. 

Hier j'en ai fait une autre de citrouille râpée, avec de la pomme râpée et des graines de sésame grillées et encore une fois ma vinaigrette traditionnelle, parce que t'sé je suis une maman occupée et je n'ai pas le temps d'en faire d'autre ...

La citrouille râpée n'a pas un goût très prononcé, donc c'est facile je crois de mélanger avec nos ingrédients favoris.

Donc, pas nécessairement une recette exacte, mais j'espère une idée pour vous à exploiter.