"O taste and see that the LORD is good: blessed is the man that trusteth in him." Ps 34.8
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Compte rendu de mon jardin 2018

1 octobre 2018
Centaurée bleuet

Les récoltes ne sont pas encore toutes à fait terminées et s'étireront encore certainement jusqu'à la première gelée. Je récolte seulement la totalité de mes carottes et kale qu'après la première gelée. Par contre, je peux tout de même vous faire un petit compte rendu de mon aventure de jardinage 2018. Tout à commencé en février lorsque j'ai début mes semis de vivaces.
Cette été, le gros projet était l'aménagement de ma plate bande avant, qui incluait l'extraction de marches en béton, du remplissage de terre et surtout beaucoup de planification et de configuration de plantes. Ma cour avant reçoit d'avantage de soleil que ma cour arrière, j'essaie donc de faire un aménagement comestible le plus possible dans ma plate bande avant. C'est tout un défi, mais ça en vaut la peine.
Parfois on me demande si je peins toujours... Aucunes envies de m'y remettre, j'ai un garde-robe plein de toiles.... De toute manière, je suis passée au "niveau supérieur". Sérieusement, aménager une plate-bande c'est le même processus artistique que de composer une toile abstraite, mais en comptant le "handicap" temps, animaux indésirables, rotations des plantes comestibles annuellement etc.... L'automne dernier, je voulais juste que la neige recouvre ma plate-bande pour ne plus penser à mon aménagement. Cette année le résultat est bien, mais encore loin d'être à mon goût.C'est donc une "toile progressive" qui va prendre plusieurs années à être terminée, si jamais elle l'est. Donc, à quoi bon faire une toile avec de la peinture qui va aller s'empiler dans mon garde-robe ? J'en ai une qui va me nourrir, me guérir et que tous les passants vont pouvoir admirer.

Comme mon chéri et moi disons toujours à la blague : "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?". Parce qu'en plus des autres défis, je ne me laisse même pas la chance de cultiver uniquement des plantes que ma mère et ma grand-mère cultivent ou cultivaient pour profiter de leurs connaissances. J'en cultive quelques unes oui, mais je suis toujours en train de tester des nouvelles plantes avec lesquelles je trouve difficilement des informations concrètes de culture pour ma zone de rusticité... Au final, il y a de belles découvertes, de moins bonnes, des plantes encore à apprivoiser, à réussir à faire germer, toutes sortes d'expérimentations et de savoirs à acquérir. De toute manière, si je jardine comme ma grand-mère jusqu'à 84 ans (son dernier été), j'ai le temps de devenir pas mal meilleure....

Concrètement, voici les nouveaux venues dans mon potager cet année (voir plus bas pour les liens des compagnies).

- Topinambour:  (bulbes chez WCS, finalement 1 plant à la pépinière JDE et un autre chez Botanix). Mes bulbes se sont fait mangée avant de germer, alors je ne peux pas faire de compte rendu sur ce sujet. Mon plant du JDE à bien fleuri et j'ai récolté 1kg de bulbes. Ce n'est pas énorme, mais je ne suis pas certaine que mon emplacement était optimal. Mon deuxième plant était très robustes et énorme, mais n'a jamais fleuri et les bulbes étaient rachitiques...

- Centaurée bleuets : (WSC) j'ai beaucoup aimé ces petites fleurs comestibles qui fleurissent tout le long de la saison et qu'on peut faire sécher pour une utilisation ultérieure.

- Aubergine turques : (Ritchers) Une de mes découvertes favorites de l'été. Lorsque mes graines d'aubergines mauves seront terminées, je ne sèmerai probablement plus que celles-ci. Le goût est plus doux et le fait que ce soit de plus petites aubergines aide grandement à la récolte. Les écureuils aiment beaucoup mes aubergines et comme ils y en a plusieurs petites au lieu de quelques grosses, j'ai réussi à en manger davantage !! Elles sont aussi magnifiques en aménagement comestible !

- Épinard fraises : (Richters) Une de mes grandes ratés de l'été, rien n'a poussé... On se reprend l'année prochaine.

- Lanternes chinoises : (Richters) : Comme c'est la première année, les plants n'ont pas produits beaucoup de lanternes, mais j'imagine que ce sera beaucoup plus prolifique l'année prochaine...

- Chervis  : (plant pépinière JDE) Le plant est très beau, mais je vais attendre probablement l'année prochaine avant de récolter ce légume racine vivace.

- Gingembre sauvage  : (plant Richters) : 1 de mes 3 plants est morts, parce que je n'ai pas assez arrosé..., mais les 2 autres devraient survivre à l'hiver. C'est un projet de longue haleine, je ne sais pas dans combien d'année je vais pouvoir récolter. Mais, comme c'est une plante en voie de disparition, je fais ma part en essayant d'en cultiver.

- Maïs : (... graines achetées à la quincaillerie) J'ai fait un test d'ensoleillement d'un nouveau coin de jardin cette année. C'était plus ou moins concluant, j'aurais eu 2-3 maïs, mais une bestioles les a grignotés.... On verra ce que je ferrai l'année prochaine. Je trouve tout de même vraiment sympathique d'avoir quelques plants dans ma cour.

- Roses trémières noires (Black Hollylock) (Richters). Mes plants de cette fleurs comestibles ont vraiment bien poussés, mais n'ont pas produit de fleurs cette année. C'est une plante bisannuelle, alors j'espère que le spectacle sera au rendez-vous l'année prochaine.

- Sedum : (plant donné par un contact). C'est certain que ça pousse très bien. Je ne sais plus si c'est comestible ou médicinale ou les deux. Je vais me pencher sur le dossier l'hiver prochain.

- Fougère comestibles: (plant à la pépinière du coin). Attention elles ne sont pas toutes comestibles, il faut avoir la Matteuccia struthiopteris . C'est aussi un projet de longue haleine et je ne sais pas quand est-ce que je pourrais récolter les têtes de violons...

- Hostas : (plants donnés par un contact). Depuis que je sais que c'est comestible, je suis prête à en remplir tous mes coins d'ombre. Je n'y ai pas goûté cette année pour laisser la chance aux plants de grossir.

- Rue officinale (pépinière du coin). C'était une tentative pour éloigner les poilus de mon jardin... Je ne sais pas si ça a fait la différence. C'est vendu surtout pour les chats et comme je n'ai pas de problème avec les chats, je ne sais pas....

- Consoude (communément appelé camphre): J'ai acheté des plants parce que cette plante aide à la décomposition du compost. Comme je n'ai pas encore vraiment fait le test, je ne peux pas vous donner mes conclusion, mais mes 2 plants poussent très bien.

- Cosmos : (WSC) J'aime beaucoup cette fleur, et elle attire les pollinisateurs. Pousse très bien.

- Brocoli : (plant pépinière JDE). Je n'ai jamais eu l'intention d'en planter, mais il y avait une promotion chez JDE à ma visite et je me suis laisser tenter. Finalement j'ai bien aimé, ça prend tout de même de la place et un bon ensoleillement. Il devrait y en avoir l'année prochaine encore...

- Choux : (graines et plants JDE) Ce n'est pas la première fois que je tente de faire des semis de choux, mais c'est la première fois qu'ils produisent !! Je raffole du choux et je trouve merveilleux la cueillette !

- Kale lacinato  : (Richters) : Je voulais tellement en mettre dans mon jardin cette année ! J'ai refais 3 fois des semis pour y arriver. Comme je n'avais pas de bonnes indications pour ma zone de rusticité, j'ai transplanté à l'extérieur en même temps que mon kale frisé... ils sont tous morts. J'ai resemé direct au sol. Rien n'a poussé. Finalement, mes 3e semis à l'intérieur que j'ai transplanté en même temps que les tomates ont très bien poussés. Je ne sais pas si c'est juste moi, mais il semble que ce kale soit plus frileux que ses autres amis ?...

- Concombre Poona Kheera (Richters ) : J'ai énormément de difficulté avec les concombres... Je ne sais pas si c'est l'arrosage ou quoi. Bref, je n'ai eu que quelques concombres de cette nouvelles sortes, mais j'ai beaucoup aimé. Ils ont un petit goût plus sucré que les verts traditionnels.

- Morelle : (plant pépinière JDE) Il est absolument vrai que ce plant produit énormément ! Malheureusement, je m'attendais à un goût plus près du bleuets et j'ai été un peu déçue. En smoothie ils sont parfaits ! Mais comme le plant est vraiment trop gros pour l'espace que j'ai, je ne vais pas en resemer.

- Pimprenelle : (plant pépinière JDE) Je n'ai pas vraiment récolté de cette assaisonnement vivace cette année pour lui laisser une chance de bien pousser.

- Canneberges (plant pépinière du coin) Je n'aurai aucune canneberge cette année.... Je ne sais pas si c'est l'endroit où je les ai planté... Si l'année prochaine est encore infructueuse je vais les transplanter ailleurs.

- Piments Alma Paprika (Richters) Je m'attendais en faisant déshydrater ce piment et en le réduisant en poudre à un goût de paprika, mais c'est plutôt un goût de chips Lay's bbq. Piquant et légèrement sucré. Intéressant...

- Engrais verts (JDE): Je fais un test cette année, bien que je n'ai pas beaucoup d'espace disponible pour semer cet engrais dans le délais requis. J'espère que ça donnera un petit coup de fouet à mon jardin pour l'année prochaine.

- Oseille sanguine : (Richters) J'aime beaucoup le visuel de cette plante vivace dans mon aménagement comestibles. Le goût est légèrement acide est parfait mélangé avec d'autres feuillus en salades.

- Shiso : (Richters) : J'ai essayé cette herbe pour ajouter de la couleur à mon aménagement, nous ne sommes pas tombés en amour avec le goût. Je vais donc opter pour une autre herbes rouges l'année prochaine.

- Mauve de mauritanie : (JDE) Cette plante comestibles et médicinales est magnifique en fleur, mais je veux lui trouver un autre endroit, car elle peut devenir vraiment grosse.

- Hibiscus roselle : (JDE) J'ai seulement eu quelques fleurs sur un de mes deux plants à ce moment. Comme c'est une vivaces tendre, je vais les rentrer bientôt à l'intérieur et espérer pouvoir avoir une belle récolte pour de la tisane d'hibiscus.

- Artichaud : (plants JDE) Un autre de mes grandes ratés... Je pense qu'ils ont manqué de lumière, les plants ont survécu, mais jamais grandi... De toute manière, ils ont besoin de trop d'espace pour mon jardin de banlieue.

- Tomates cerise noires (Richters): J'ai beaucoup aimé ces tomates cerises. Un peu plus grosses que ce qu'on retrouve fréquemment et un peu moins acide à mon avis. Très productif !

Black Maca : (Ricthers) Un autre grande raté, je ne sais même pas si quelque chose a germé... Mais je ne désespère pas et vais retenter ma chance l'année prochaine.

- Valériane: (plants JDE). Je n'ai pas encore fait de récolte, mais je pense qu'elle a manqué de soleil. Malgré tout, le plant a poussé.

- Verveine: (pépinière du coin). Je n'ai pas encore pris le temps de m'en faire une tisane, mais l'odeur est merveilleuse !

- Courgette de nice : (JDE) Le goût et le rendement ne diffère pas tellement des courgettes traditionnelles, mais j'aime la diversité qu'elles apportent.

J'ai ajouté aussi quelques autres vivaces communes qu'il ne vaut pas la peine que je vous partage. 

Consoude

Aubergines turques

Compagnie de graines


Je vous ai mis les noms des différentes compagnie de graines que j'utilise et je veux juste vous faire une petit commentaire sur chaque d'elles.

Sans doute ma grande favorite. Ce n'est pas une très grande compagnie, mais c'est certes le plus grand semencier biologique du Québec. Du moins, à ce que je sache. Le service est excellent et lorsque je suis allée en pépinière, j'ai reçu les meilleurs conseils de jardinage possible ! J'achète tout ce que je peux chez eux et je comble les manques avec d'autres compagnies.

- West Coast Seeds : J'ai acheté différentes sortes de graines de fleurs et des bulbes de topinambour (malheureusement les écureuils ont mangé les bulbes avant qu'ils ne germent...). Il y a des semences biologiques et d'autres non. J'apprécie beaucoup leur catalogue qui offre beaucoup de conseils de jardinage, ce qui est excellent pour une novice comme moi.

- Ricthers : Une compagnie qui offre une grande variété de graines et beaucoup de biologiques. J'ai testé cette année un de leur service. On peut acheter des plants et se les faire livrer par la poste. J'avais vraiment peur de l'état dans lequel ils arriveraient, mais j'ai pris une chance compte tenu que je ne trouvait pas d'autres endroits (au moment de mes achats) où acheter de la consoude et du gingembre sauvage. Mes plants sont arrivés en parfaite santé et ont très bien poussé à la maison. 

- Veseys: Une autre compagnie canadienne que je n'ai pas encore testé, mais qui est la seule que j'ai trouvé pour acheter des racines de raifort pour l'année prochaine. Dossier à suivre...

Animaux nuisibles
Contre les animaux nuisibles dans les années précédentes je me suis dotée d'une cage pour les ratons... d'un émetteur de sons qui chassent les rongeurs...

Le fumier de poules semble être ce qui fonctionne le plus pour éloigner les écureuils, mais ce n'est pas parfait. Je me suis fait manger la moitié de ma récolte d'aubergine turques.... Et la tête de mon seul tournesol....
Cette année, j'ai ajouté du Fiche le camp pour les ratons laveurs et mouffettes. Ce qui semble avoir aidé à ne plus me faire manger mes poivrons. Je vais essayer de m'en faire une version maison l'année prochaine.
On a essayé les lampes solaires qui font peur aux nocturnes, mais c'est difficile de savoir si elles sont efficaces. Au moins, ça éclaire le jardin si on décide d'y aller la nuit tombée...
Je me suis fait manger 75 % de mes framboises, par les oiseaux, mais je n'étais pas assez prête à cette attaque, mon petit filet à grosses mailles n'a pas fait le poids. Je vais me doter d'un filet à chou l'année prochaine pour cette fonction.

J'ai acheté du BTK pour mes choux cette année, mais j'ai manqué le début de la saison et après j'ai laissé tombé pour cette année. Mes choux étaient piqués, mais pas assez pour les rendre immangeable, je vais m'y mettre l'année prochaine. Je sais que les filets sont excellents, mais comme je plante mes choux dans mon aménagement comestible, ça fait un peu moins esthétique.

Cet astuce est davantage relié aux plantes qu'au jardin, mais la dame du jardin de l'écoumène m'a conseillé le savon noir pour les insectes à plante. Quoi que je pense qu'on puisse l'utiliser aussi pour certain insectes du jardin, mais je ne sais pas lesquels. J'ai testé sur celles qu'on entre à l'intérieur après l'été. J'ai aussi traité mon ficus lyra avec lequel je me bats contre les cochenilles depuis  1 1/2 ans. Je crois que j'ai enfin gagné la guerre, après 3 arrosages. Mais je ne suis pas encore certaine, je la laisse donc encore dans son coin avant de m'aventurer à la laisser jouer avec ses autres amies plantes

À l'avant-plant, oseille sanguine


L'année prochaine ma liste de nouveautés comptera au moins 10 sortes de nouveaux bébés plantes à apprivoiser.

La saison se termine et recommencera certainement encore en février-mars. 

Déshydratation avec un four à convection et "superaliments verts en poudre"

12 septembre 2017
 

En janvier dernier je voulais m'acheter un déshydrateur de basse qualité pour tester si j'en ai vraiment besoin avant de me lancer dans le bidule ultra gros et qui coûte vraiment cher. Ceux qui déshydratent savent de quoi je parle. Malheureusement, aucunes n'avaient de bonnes critiques et c'est à ce moment que monchéri m'a mentionné que nous avions une fonction déshydratation sur notre nouveau four à convection de l'été précédent. Me semble que j'aurais dû le savoir, mais il semble que ce détail m'a échappé. 

Certes, pour les grands amateurs de déshydratation et de manger cru, cette fonction ne déshydrate pas à une assez basse température, pas moins de 100 degrés Fahrenheit. Par contre, pour moi qui n'ai pas encore de convictions très profondes sur le sujet, déshydrater avec mon four c'était une bonne façon de savoir si j'avais réellement besoin de m'acheter la Berta de la déshydratation. Pour le moment, je n'en suis pas vraiment encore convaincue, et de toute façon j'en aurai pour quelques années d'économie avant de pouvoir m'en payer une, alors j'ai le temps de méditer sur le sujet plus en profondeur. 

J'aime vraiment déshydrater avec mon four, car cela ne prend pas plus de place et ne me coûte pas plus cher. De plus, je ne déshydrate pas encore assez pour ce besoin. 


Qu'est-ce que j'ai déshydraté cet été ? Premièrement, des fraises qui coupées en fines tranches ne prenaient pas plus qu'une nuit de déshydratation. Pour moi c'est une manière tellement simple de conserver ce fruit et à moindre espace. 

Je déshydratais de nuit pour ne pas produire plus de chaleur (même si c'est minime) dans les chaudes journées d'été et aussi pour pouvoir utiliser mon four au besoin. 

Ensuite, j'ai fais ma propre "green powder"/superaliments verts en poudre. Bon, ma poudre n'est pas aussi diversifiée que celle en magasin, mais encore une fois je trouve que c'est une bonne façon de conserver le trop pleins de "verts" de notre jardin. J'ai surtout déshydraté du kale et de la bette à carde, avec un peu de queues de radis, de plantain et de pourpier, il me reste encore de la chicorée que j'ajouterai sous peu. Après la déshydratation je passe le tout au robot pour faire une "poudre". En fait ça ressemble davantage à des épices séchés, mais la texture ne me dérange pas vraiment. Comme je ne compte pas ajouter cela à des smoothies, mais plutôt à des soupes ou des plats mijotés, je n'ai aucune problème avec cette texture et à ce que le mélange ne soit pas légèrement sucré avec du stevia et de la pomme comme je peux constater par la liste d'ingrédients des marques populaires. 



Finalement, je me suis fait quelques tomates séchées, qui malheureusement devront quand même être conservées au congélo, mais en prenant moins de place. Je m'en servirai dans mes pizzas cet hiver. Je sais, il y a des tomates, même provenant du Québec au supermarché en hiver, mais j'ai perdu l'habitude d'en acheter et comme cela j'en aurai toujours sous la main si l'envie de manger de la pizza me prend. Parce que de la pizza sans tomates (pas la sauce), c'est triste !


Je ne suis pas une experte de déshydratation, mais je commence à y prendre goût ! Aventure à suivre dans les prochaines années !

Vacances et etc..

5 juillet 2017

Wow plus d'une mois de vacances du blogue, bien qu'en vérité il n'y a eu que deux vraies semaines de vacances pour moi dans cette période. Tellement de choses à faire : terrassement intensif de notre cour, le jardin que pour le troisième année j'ai enfin le temps de m'occuper comme il se doit, tellement de choses à apprendre sur mon jardin, des cueillettes de plantes médicinales, des lectures sur ce sujet, l'objectif de faire diminuer ma pile de livres à lire qui s'est dangereusement accumulée dans les dernières années... Beaucoup de chose à faire, pas beaucoup à raconter en ce moment. J'ai tellement de projets dans ma tête que je voudrais faire et qui serait intéressant de partager ici... mais je suis tellement dans une rythme différent depuis quelques semaines et ça fait du bien....

Je vais faire un aveux ici : je n'aime pas vraiment les photos de vacances enfin, les miennes oui, celles des autres... quelques unes définitivement oui, pas plus. Je vous laisse donc avec seulement une photo de nos vacances dans la Bas du fleuve (oui le St-Laurent, pour les amis d'outre-mer).  Est-ce que je me suis reposée... non ? Comme je dis souvent avec des enfants les vacances ça ne repose pas, mais ça change le mal de place. Autre réflexion que je me suis faite pendant les vacances :

Une mère ça passe deux jours à faire les bagages pour partir en vacances, tout le temps de celles-ci à gérer et organiser tous les effets afin de ne rien perdre et de rester un peu organiser. Puis passe 2 semaines en revenant à tout ranger (voir ramasser du sable partout, laver deux fois plus de vêtements qu'emportés, enfin il semble et procrastiner à ranger la valise qui doit se ranger dans le petit coin difficile d'accès). 


Il y a des gens qui rapportent des bijoux, des bibelots etc. acheté dans des magasins de souvenirs de vacances... moi je rapporte des plantes médicinales et/ou comestibles qui ne sont pas assez abondantes dans ma petite banlieue. 

Trèfle rose, bourgeons de marguerites, marguerites, feuilles de molène et cœur de quenouille, il manque sur la photo de l'usnée barbue.

Et ça vous étonnera sûrement lorsque je vous dirais que j'ai fait fermenter les bourgeons de marguerites et les cœurs de quenouilles. Il y a des choses qui ne changent pas.... Sur ce, j'ai un jardin à arroser et une pile de livres à faire diminuer. Sur laquelle peut-être je vous reparlerais... à voir !

Bon été tout le monde !

Pain aux pétales de pissenlits

30 mai 2017

Nous y sommes, les semis sont plantés, les graines sont semés, il ne reste plus qu'à arroser et attendre que ça pousse (et aussi désherber ou avoir l'air de, de temps en temps). En attendant, qu'il y ait vraiment quelque chose à manger dans le potager, pourquoi ne pas manger ce qui pousse déjà sans aucun effort : des pissenlits. Je sais, vous avez déjà goûté le pissenlits et vous trouver cela amer. Oui, c'est vrai que les feuilles le sont, mais dans le cas des pétales dans ce pain, on n'y voit aucune trace. Ou bien, vous vous demandez pourquoi manger de la mauvaise herbe, vraiment ? En fait, qu'est-ce qui est de la mauvaise herbe ? Il n'y a pas si longtemps on croyait que les tomates étaient toxiques alors... Oui, j'avoue dans mon potager les pissenlits sont envahissants et je les enlève pour le bien de mes tomates non-toxiques. Par contre, dans ma pelouse (arrière loin de la route pour ne pas manger de la poussière et autre résidus...) je n'ai aucun problème avec. Les pissenlits sont en fait probablement meilleur pour notre santé que certains des légumes du potager, alors oui je ne vais pas m'en priver. Voir ici pour plus de détails à ce sujet.  

Donc, la prochaine fois qu'un de vos enfants vous offre un bouquet de pissenlits, vous pourriez lui demander de vous en cueillir environ 4 tasses et de vous aider ensuite à faire cette recette (et vous n'êtes pas obligé de partager après...)


- 1 tasse de pétales de pissenlits (équivaut à environ 4 tasses de fleurs)
- 2 tasses de farine (moi j'ai pris épeautre complète, mais blé aussi c'est parfait)
- 2 cuillères à thé de poudre à pâte
- 1/2 tasse de miel
- 1/2 cuillère à thé de sel
- 1/4 tasse d'huile
- 1 oeuf
- 1- 1/2 tasse de lait

Bien laver et essuyer les pétales de pissenlits. Mélanger les ingrédients secs et les pétales, puis ajouter le reste de ingrédients et mélanger jusqu'à homogénéité. 

Mettre dans un moule à pain et cuire au four à 400 F. ou jusqu'à ce qu'un cure-dent ressorte sec.


J'ai cette recette sur un papier depuis au moins un an, et je ne sais plus où je l'ai prise. Elle était en anglais et en voici ma version. Désolée de ne pouvoir donner la source...

De retour

28 juin 2016
 

De retour après deux semaine de vacances et autant sur mon blogue et les réseaux sociaux. L'avantage de faire l'école maison c'est de pouvoir prendre ses vacances tandis que personne n'est encore en vacances ! 
Monchéri était de retour au travail aujourd'hui et je suis un peu déboussolée. J'imagine que je vais trouver mon "vibe" de vacances dans les prochains jours. Je ne sais vraiment pas ce que nous allons faire du reste de notre été, ok je parle pour moi, je sais que mes enfants vont trouver quoi faire. À part arroser mon jardin et faire semblant d'y enlever les mauvaises herbes et être le support moral de monchéri qui fera du terrassement une bonne partie de ses samedis d'été (ah oui, et maintenir en vie quatre enfants et une maison). Non je ne sais pas... tout est possible ! Enfin, je risque de juste rêvasser et laisser la poussière s'accumuler un peu trop. Parce qu'il faut bien l'avouer, s'il y en a qui font des dépressions saisonnières l'hiver par manque de lumière. Je fais définitivement des dépressions saisonnière l'été par surplus de chaleur. Je deviens tellement dysfonctionnelle et si on ajoute un bébé qui me demande de l'attention, ma productivité est quasi anéantie. Donc, outre me terrer dans ma batcave (seul endroit frais de la maison) mon seul VRAi objectif de l'été est de mémoriser Ésaie 54 verset 1 à 12. J'ai lu ce passage dernièrement et il m'a vraiment émue. Pour moi ces versets sont une lettre d'amour de Dieu envers son peuple et je veux vraiment méditer ces lignes pendant l'été. Alors rien de mieux que de les mémoriser. Je ne vais pas obliger mes enfants à embarquer avec moi, mais comme je demande à fiston de vérifier si je connais bien mes versets lorsque je les récite, je sais qu'il les apprendra aussi par la bande et probablement ma grande fille aussi. 

Ainsi de retour très bientôt sur la même batchaîne, environ aux mêmes batheures !

Cueilleurs en cavale

8 juin 2016


Je le dis souvent, j'ai du sang de chasseuse-cueilleuse. Donc, dans ma saga : mangeons ce qu'il y dans ma cour et qui ne pousse pas dans mon jardin (non, pas des vers de terre). Voici, les samares gracieuseté de l'érable de mon voisin. 

Certes, j'ai lu qu'il était préférable pour le goût, (car soyez sans crainte, elles sont toujours tout à fait inoffensives, peu importe leur degré de "brun") de les cueillir vertes dans l'arbre. Mais comme je ne vais tout de même pas grimper dans ma clôture puis dans l'arbre du voisin, j'ai plutôt mis mes enfants sur ce dossier. Enfin, je les ai lancé à la cueillette de samares qui "peuplassent" gentiment notre cour pendant que j'étendais du paillis (ça c'est une autre saga). Ceci étant uno : une bonne façon d'occuper mes enfants et les empêcher de se chicaner, deuzio une bonne façon de ne pas avoir de bébés érables qui poussent dans ma cour en trop grande quantité (quoi que est-ce que ça va vraiment paraître dans la lot..), tertio une bonne façon de nourrir notre instinct et notre estomac de chasseur-cueilleur. 

Le produit de notre récolte fût abondant, notre estomac par contre ne fût pas tout à fait rassasié. Après 30 minutes à écailler nos samares, fiston et moi n'en avions qu'un modeste fond de plat pour sustenter notre appétit.


Conclusion, je dirais : " ça goûte le vert ", pas mauvais, mais pas nécessairement alléchant. Par contre je sais maintenant si je me retrouve perdue dans une érablière en plein été n'ayant qu'à compter sur ma cueillette pour survivre, que les samare sont tout à fait comestibles. Ainsi que le jus de chaussettes, mais ça c'est une autre histoire. 

C'est ainsi que se termine notre épisode de cueilleurs en cavale, restez brancher pour nos futures aventures gustatives dans la nature (ou bedon dans ma cour de banlieue). 

Blabla sur mon jardin

31 mai 2016

La semaine dernière a été particulièrement difficile, fiston dernier née a fait deux dents. Disons qu'il y a eut beaucoup de découragement de ma part, mais maintenant ça va mieux. Le seul moment libre que j'ai eu, disons entre 7h00 et 8h30 am samedi matin, je l'ai passé à essayer de terminer de planter mon jardin. Mission pas tout à fait encore accomplie.  Il y a tellement de chose que je voudrais faire cette été, mais je ne suis pas certaine d'avoir le temps pour plus que mon jardin. Alors un peu de blabla sur le seul projet prioritaire de l'été. 

Même pas le temps de prendre un photo décente avec mon vrai appareil photo, juste une avec la tablette.

1- Parfois je me laisse un peu décourager par tout le travail qu'il y a encore à faire dans notre cour (encore nos 20 pneus à jeter...), mais lorsque je regarde les quelques vivaces et ma rhubarbe (de ma maman) qui poussent j'ai de l'espoir !

2- J'ai complètement oublié de planter du persil, voir de planifier un endroit pour le planter... Je devrais trouver le temps pour en acheter au centre jardin et éventuellement trouver un endroit pour le planter. Sinon pas de chimichurri, snif !

3- J'ai acheté un bidule comme celui-ci , en espérant, avec beaucoup de foi, faire fuir un peu les écureuils de mon jardin, de mes pommiers et de ma mangeoire à oiseau. En même temps que le rongeur indéterminé de l'année dernière qui a mangé mon plant de courgettes et de concombres, grr ! Le tout sera à confirmer à la fin de l'été

4- Je suis vraiment heureuse de voir pousser, oui la rhubarbe qui vient de ma mère, mais aussi des plants de pivoines et de framboises qui sont issus des plants de ma grand-mère ! Il ne reste plus qu'à planter des patates directement issus des patates de mes grand-parents et j'aurai vraiment un jardin "heirloom".

5- Le paillis est mon meilleur ami cette année. J'y ai peut-être été un peu fort lorsque j'en ai acheté un quantité monstre. Je n'ai pas encore reçu assez de circulaire pour tout l'étendre (oui je sais, il y a les toiles noires...)

6- Je savais avoir deux sortes de lilas, mais j'ai découvert que j'en avait trois en fait, une de couleur lilas et deux sortes de blanches. Une qui sent presque trop fort, si on peu se plaindre de l'odeur du lilas, ce que je ne ferai pas. 


7- J'ai réussi à débuter un rocaille qui a l'air vraiment ridicule avec ses petites bouts de vivaces et sa formes encore à déterminer. Mais bon, il faut visionner dans le futur sur ce projet. 

8- J'ai reçu mes semences de fleurs sauvages de Cheerios (gratuite) pour aider les abeilles et c'est comme une surprises à semer parce que je ne sais pas du tout ce qui va vraiment pousser sur ce petit coin de mon terrain. 

9- Mes vignes sont pleines de petites bébés raisins... si je réussi à anéantir les bestioles qui mangent les feuilles ont devraient en avoir tout pleins !!! Pour le moment je suis armée de mon vaporisateur à l'eau savonneuse, je vais les vaincre, je vous le dis !!

10- Finalement, je sais que j'ai planté un jardin trop grand pour ce qu'un bébé de 6 mois va me laisser le temps d'entretenir. Mon objectif est de récolter ce que je pourrai et de faire mes armes en tant que jardinière débutante !

Un gros merci à ma mère au quelle je pose vraiment beaucoup de questions, ainsi qu'à ma petite sœur future horticultrice !

Bon jardinage !

Raclette sur le feu de camp

24 mai 2016

Il y a quelques années nous avons débuté nos souper d'amoureux à la maison parce que notre budget était restreint et que nous n'avions pas de gardienne. Et bien, quoique nous ayons un peu plus d'argent (un peu) et des gardiennes pour les enfants, nos souper à la maison perdurent. Disons, que plus le nombre d'enfants a augmenté, plus je suis devenue casanière. Nous sortons quelques fois par année en amoureux, mais le reste du temps nous restons à la maison et attendons que les enfants dorment pour se faire un bon souper environ une fois par mois. Donc, notre dernier souper d'amoureux s'est déroulé sur le bord du feu de camp, bien qu'il y avait une grande fille qui nous espionnait pas sa fenêtre de chambre. Parfois, il vaut mieux ignorer...

C'était une petite raclette bien simple avec courgettes et pommes de terre cuites au préalable et monchéri nous a fait griller le bloc de fromage à raclette sur le feu en plus de quelques saucisses italiennes.

Mon travail à moi était de racler le fromage et de manger !


Après la photo, monchéri a enfilé des mitaines de four, parce que c'était un peu trop chaud.


Simple, mais tellement bon ! Une raclette quasi authentique, pratiquée sur feu de bois.

Pain banique sur le feu de camp

29 mars 2016

Dimanche soir la température était merveilleuse et nous avons pu essayer une recette que je voulais faire depuis plusieurs années : de la banique (pains des amérindiens et des premiers colons d'Amérique). J'ai trouvé plusieurs recettes qui semblaient très bonnes, comme celle de Ricardo, ici et celle-ci.
J'ai essayé celle de Bob le chef, elle me semblait la plus simple et à mon avis probablement plus proche de celle des premiers colons. 

Pour la faire cuire sur un bâton au feu, cela prend un peu de pratique pour ne pas que la pâte tombe, mais quand on a attrapé le tour, c'est super ! Toute la famille à été conquise ! Ce sera à refaire.

- 2 tasses (500ml) de farine de blé ou de kamut
- 2 cuillères à soupe (30 ml) de sucre 
- 1 cuillère à soupe (15 ml) de poudre à pâte
- Une pincée de sel
- 1 tasse (250 ml) d'eau

Mélanger les ingrédients secs, puis ajouter l'eau. Mélanger jusqu'à l'obtention d'une pâte.

Pour la cuisson, prendre un couteau ou une fourchette et étendre une couche de pâte autour d'un bâton, un peu comme une quenouille. Ensuite, faire cuire sur le feu en tournant le bâton pour que le tout cuise également. Le temps de cuisson est relatif de l'épaisseur de la pâte et de l'intensité du feu. Je dirais environ 5 - 10 minutes. 


S'il n'était pas interdit de faire des feux avant 17h00 dans notre banlieue, nous referions certainement l'essaie pour déjeuner un matin. Cela devra attendre nos vacances en camping.

Apprendre les constellations tout en lumière

15 mars 2016
 

Cet automne, tel que je vous l'avais déjà mentionné, nous avons étudié l'espace en sciences dans notre école. Nous avons utilisé les livres que j'avais déjà présentés ici, et avons réalisé quelques petites activités. Ce qui était d'autant plus génial, c'est que la maman qui organise des activités de sciences dans notre groupe de soutien avait également choisit cette thématique pour l'automne. Ses activités allaient donc vraiment de pair avec notre curriculum. 

L'activité principale que nous avons réalisé tranquillement durant l'automne est un petit livret des principales constellations. Cela afin de bien les apprendre et pouvoir les reconnaître éventuellement dans le ciel. 

J'ai pris le modèle a imprimer ici. Puis fiston a découpé et écrit le nom des constellations. Avec les nom latin, c'est assez facile de trouver le nom français. Cela aurait été génial que fiston écrive également les nom en latin, puisqu'il apprend aussi le latin. Par contre, comme l'écriture n'est pas la grande passion de fiston, je lui ai demandé le minimum. En fait, le plus difficile dans cette activité c'est d'avoir un poinçon "longue portée". J'ai acheté le mien ici, sinon il faut faire des trous avec un clou et un marteau.

C'est vraiment génial avec la lampe de poche de les projeter sur le murs. Ça ne fonctionne pas avec toutes les lampes de poche.  Ça doit être une histoire d'ampoules que je ne comprend pas.


J'aime beaucoup notre livre : Glow in the dark constellations, en plus d'illuminer dans le noir, on peut y voir l'image qui inspire le nom de la constellation. Personnellement, ça m'aide beaucoup à comprendre et retenir les noms. Je n'ai pas encore réussi à toutes les assimiler, fiston lui les a apprises en un rien de temps. 


Nous sommes donc prêts pour examiner les étoiles lors de nos prochaines vacances en camping. Malheureusement, dans notre banlieue on ne voit pas vraiment bien les constellations.

Des fleurs, des monstres et des serpents...

9 septembre 2015
Un petit méli-mélo de fin d'été, de trucs que fiston a fait cet été ou que je n'ai pas eu le temps de publier.


Cet été, nous avons mangé des fleurs. Nous avons mangé des pissenlits, comme vous le savez déjà, mais aussi des hémérocalles. J'ai lu qu'on peut tout manger de l'hémérocalle, de la tige, à la racine en passant par les fleurs non ouvertes ou ouvertes, tout sauf le pistil qu'il faut retirer. Donc, nous en avons surtout mangé en salade ou comme ci-haut sur des pâtes aux courgettes. Mais j'ai aussi fait sécher des pétales en collocation pendant un temps avec mon aneth, pour servir d'épices plus tard cet année. Il paraît que ça peut remplacer le safran.


Notre expérience gastronomique en matière de fleurs ne s'est pas arrêté là, parce que j'ai aussi fait de la gelée de trèfle. Ouais, même avec une cours de banlieue qui tarde a être tondue, il semble qu'il y ait assez de trèfles pour réussir à faire de la gelée. Voici la recette que j'ai utilisée, en anglais désolée.

Et bon, comme on ne s'arrête plus un coup qu'on est partie dans l'expérimentation, j'ai aussi fait de la gelée de cèdre. Tant qu'à avoir un cèdre qui pousse dans ma cours et qui ne sert à presque rien... Il semble que ce soit bourré de vitamines C, et qu'à en croire ce site, plusieurs colons se sont guéris du scorbut avec des infusions de cèdres. Pour notre part, on s'en servira lorsque le rhume se pointera le bout du nez cette année. Voici la recette que j'ai utilisée.

J'ai encore bien des expériences gastronomiques concernant les fleurs et autres produits qui poussent naturellement ici, mais les maux de début de grossesse m'ont freinée quelque peu cet été. On se reprendra l'année prochaine. 


Disons que mon état semi-végétatif de début de grossesse n'a pas été très productif cet été. Mes enfants ont utilisé leur imaginations et leurs créativités pas mal plus qu'à l'ordinaire, parce que leur mère n'était pas là pour leur proposer toutes sortes de projets farfelus. En gros, mon été m'a coûté beaucoup de papier imprimé sur un côté et une boîte de crayons feutres. Ils ont énormément dessiné et inventé toutes sortes de jeux avec ces deux choses. Oui, j'oublie aussi les trous un peu partout dans la cours, mais on va passer ce détail sous silence. 


Fiston a produit une liste très détaillée de monstres et de leurs caractéristiques au début de l'été. Du coup, sans qu'il s'en rende compte il a travaillé quelques mots de vocabulaires très importants pour un petit garçon : armes, cracheurs, flèches etc....


Nous avions tenté le tricotin l'été dernier sans succès, mais cet été fiston s'y est mis pour de bon, et s'est fabriqué... un serpent. Pour ce qui est de ma grande, elle a suivi son grand frère un peu partout dans ses aventures et a semé toutes sortes de choses sur son passage, des bouts de papiers, de la pâte à modeler, des traces de mains au beurre d'arachides... Elle a aussi fait quelques petits projets créatifs personnel, mais je garde ça pour un autre post. 


Notre été a été un peu décousu et poussiéreux avec nos rénos qui continuent encore et toujours. Mais avec les nausées de grossesse qui se sont estompées dernièrement et la rentrée, j'espère que les choses vont reprendre un rythme plus régulier et ordonné... enfin on verra !

Backyard fun - Du plaisir dans ma cours : lire et cueillir des merises

3 août 2015

À la fin de l'année scolaire j'ai imposé la lecture des Chroniques du marais qui pue- épisode 1 à fiston. Il était bien content au départ, mais comme c'était tout de même une lecture avec un niveau de difficulté plus grand que ce qu'il était habitué de lire, le processus à été un peu long. Cependant, il a grandement amélioré sa lecture et sa rapidité au fils des pages. Il était vraiment content d'avoir terminé et lorsque nous sommes allés le retourner à la bibliothèque, à mon grand étonnement, il a pris plusieurs petits romans jeunesse. Je ne pensais pas qu'il se relancerait dans un roman étant donné qu'il avait trouvé cela un peu long avec les Chroniques. Mais puisque les romans qu'il a choisis étaient plus faciles que les Chroniques, il les a lus très rapidement et était super encouragé. Ainsi, depuis fiston à très souvent le nez dans un livre et en traîne un dans la voiture à chaque déplacement. J'ai eu droit à mes premiers "attends une minute, je termine ma page". Ce à quoi monchéri ma regardé en riant ! Qu'est-ce que je peux répondre à ça ? Même si c'est exaspérant parfois, je l'ai tellement souvent dit à ma mère et même à monchéri. Le plus drôle à été la journée où j'ai dit à fiston que c'était le temps d'aller jouer dehors et que je l'ai retrouvé tout bien installé à l'ombre le nez dans son livre. Ce à quoi, je ne peux rien dire encore, car je l'ai fait très souvent enfant ! Disons que c'est bien mon fils et que je ne vais vraiment pas me plaindre de le voir le nez dans un livre, dans la maison, dehors ou dans la voiture.

Disons qu'avant que mon jardin soit vraiment à son plein potentiel, je vais devoir encore travailler à ajuster mon sol qui donne des résultats un peu décevant cette année. Par contre, il y a une chose qui pousse en abondance dans ma cours et dont je n'ai eu rien à faire, ce sont les fruits de mon énorme merisier : merises ou communément appelées cerises à grappes. 

Avec la récolte de l'image ci-dessous j'ai fait 24 tasses de gelée et cette récolte n'est qu'environ le 1/3 de mon arbre. J'en ai encore autant à cuisiner. Comme l'arbre est gros nous n'arriverons pas à cueillir les fruits les plus hauts, mais nous en avons vraiment abondamment juste avec ceux qu'ont peut atteindre avec une échelle. 


Pour l'instant je suis encore en train de parfaire ma gelée qui n'était pas tout à fait au point, excellente, mais un peu liquide. Malheureusement, je n'ai pas trouvé ne nombreuses recettes et possibilités d'utilisation des merises outre la gelée et le sirop. Par contre, nous aurons de la gelée pour toute l'année et certainement à donner en cadeau (si jamais j'arrive à la parfaire). Ce à quoi personne de la famille de va se plaindre. 

C'est malheureux de voir que ces fruits qui sont très répandues et pousse facilement ici au Québec ne soient rarement cueillis. Certes, comme il est quasi impossible des les dénoyauter et qu'il faut donc les cuire pour en extraire le jus, leur utilisation est limité. Par contre, comme c'est un fruit qui ne coûte rien et qui est riche en antioxydants, je peux bien faire l'effort de travailler un peu plus à les préparer.

En résumé, bien du plaisir dans ma cours et dans ma cuisine c'est jours-ci. Bon oui, si on oublie l'accident historique de débordement cauchemardesque de gelée dans mes ronds de cuisinière (grrr !), beaucoup de plaisir !

Bon lundi !

Croustilles de radis et radis grillés

20 août 2015
 

Chez nous les radis n'ont pas la cote. J'en achète tout de même quelques fois par année, mais comme une fois sur deux le goût est très fort, les faire manger à mon clan s'avère toujours un tour de force. Dernièrement, je me suis dis qu'il devait bien y avoir une façon de manger des radis qui fonctionne avec ma famille. Disons, que je n'ai jamais vue de radis autrement que crus, alors j'ai été vraiment heureuse de trouver deux petites recettes simples qui ont eu un succès général parmi ma tribu. Même que j'ai pris ma petite dernière à voler les croustilles de son père pendant que j'avais le dos tourné. Il faut dire que la cuisson enlève vraiment le côté fort des radis et les rend vraiment bons !

La première recette vient d'ici et voici une traduction légèrement modifiée :

- Radis
- Huile
- Sel, poivre, ou autre assaisonnement

Laver et couper les radis en tranches très fines (idéalement avec une mandoline, ce que je ne possède pas). 

Dans un bol mélanger les tranches avec un peu d'huile, sel et poivre au goût, ou autre assaisonnement. Étaler sur une plaque de cuisson. 

Cuire ensuite environ 15 minutes à 375 F ou plus selon le croustillant désiré. J'avoue que les miens ont pris beaucoup plus de 15 minutes et que la prochaine fois je vais augmenter la température à au moins 400-450 F, en surveillant. 


Pour ma part, j'ai préféré la deuxième recette. Premièrement parce qu'elle est plus simple et ensuite parce qu'elle goûte plus santé. Oui, moi j'aime les trucs qui goûtent santé ! C'est essentiellement la même chose que l'autre.

La version originale vient d'ici et voici ma traduction légèrement modifiée :

- Radis
- Huile
- Sel et poivre, ou autre assaisonnement
- Jus de citron

Laver et couper les radis en deux. Les mettre dans un bol, puis mélanger avec un peu d'huile, le sel et le poivre ou autre assaisonnement au goût.

Étaler sur une plaque de cuisson et cuire de 20-25 minutes à 375 F ou jusqu'à ce que les radis soient légèrement dorés, ou bien cuits. Ajouter un peu de jus de citron au moment de servir si désiré.


Juste d'écrire cette recette, j'ai le goût de m'en faire cuire tout de suite. On peut mettre ça sur le compte de la grossesse ou bien, les radis grillés sont vraiment bons !

Bon lundi !

Backyard Fun - Du plaisir dans ma cours : jardiner et enseigner

14 juillet 2015
 

J'ai beaucoup de souvenirs de ma grand-mère dans son jardin. Je me rappelle, ramasser les "bébittes à patates" avec elle, je me rappelle manger ses framboises, faire des bulles dans l'eau avec les queues d'oignons qu'elle avait cueillies, couper les queues de betteraves avec son vieux coupe tabac (qui n'a jamais servi à ça d'ailleurs), entendre siffler son autocuiseur rempli de gadelles (groseille à grappes), l'odeur de ses pivoines.... Enfin, le matin si je voulais parler à ma grand-mère, je devais aller la chercher dans son jardin. Elle en a fait un jusqu'à sa mort à 84 ans ! Elle en savait des choses sur le jardinage, et heureusement, elle a pas mal tout transmis à ma mère, qui me le transmet maintenant. Ça fait des années, que je fais pousser des fines herbes et autres petit trucs sur mon balcon, mais un vrai jardin, ouf ! Il me semble qu'il y a tellement de choses à savoir et à apprendre. 

Disons que toutes les discussions avec ma mère depuis des mois, comporte nécessairement une section jardinage. 
 

Un de mes gros défis cette année à été d'arracher les mauvais herbes. Première épreuve, j'étais complètement k.o. pendant le mois de mai et juin. Mon jardin était rempli de mauvaises herbes. Deuxième, défi... qu'est-ce qui est bon ? Je sais reconnaître bien des légumes, même bébés, parce que je les ai vus pousser toute ma vie dans le jardin de ma grand-mère et de ma mère, mais comme je fais pousser des légumes que ma mère n'avait pas dans son jardin : du panais, des céleris rave, du mesclum... j'étais un peu perdue dans ces sections de mon jardin. Je me suis dis comme dans la parabole de l'Ivraie (Évangile de Mathieu 13. 24-30) que j'attendrais que ça pousse un peu plus et qu'à ce moment je pourrais bien faire le tri. Ça a été un bon moment pour enseigner cette parabole à mes enfants de façon concrète, eux aussi voyant très bien l'état de mon jardin et mon regard interrogateur devant les petites poussent qu'on voyait paraître. Je trouve merveilleux de pouvoir enseigner concrètement les vérités de la parole de Dieu à mes enfants !

Depuis quelques semaines je vais un peu mieux (un peu) et j'ai réussis à enlever une bonne partie des mauvaises herbes dans mon jardin (et identifier les bons grains aussi). Je ne suis pas étonnée que ma grande veuille m'aider et que fiston ne s'intéresse nullement au jardinage. Je suis heureuse de pouvoir comme ma grand-mère et ma mère commencer à lui enseigner le jardinage. Pour le moment, elle reconnaît très bien les queues de carottes et même la plupart des mauvais herbes à arracher. Disons, que cette opération se fait sous haute surveillance maternelle.

J'ai encore tellement à apprendre et aussi à enseigner et j'aime tellement mon jardin !

Backyard fun - Du plaisir dans ma cours : faire des bulles

2 juillet 2015
 

Mes enfants ont beaucoup de jouets, mais ce sont les choses les plus simples qui les amusent ! En défaisant une boîte (ouais, on est encore loin de s'en sortir dans ce dossier), j'ai trouvé les bulles et nous avons passé un bon moment à en faire. En fait, un bon moment à maman qui faisait des bulles, parce que les enfants renversent en général en une minute une bouteille complète de savon. De toute manière, ils préfèrent courir après les bulles pour les faire éclater. 


Donc, pendant que les enfants faisait les ninjas avec les bulles, maman avait une bullothérapie. Sérieusement, c'est vraiment relaxant, surtout avec le truc à bulle qui ressemble à un sabre au laser (aucune bonne image de ce truc, désolée). Nul, besoin de gaspiller son souffle avec ce truc.


Amusez-vous bien !

Backyard fun : Du plaisir dans ma cours : feux de camp et smores

27 juin 2015

Depuis 3-4 ans, pour nous, un incontournable de l'été et surtout des vacances sont les smores. Maintenant, que nous pouvons enfin, après en avoir rêvé des années, faire des feux de camp dans notre cours, les smores sont encore plus souvent au rendez-vous.  Bon, nous ne mangeons pas des smores à chaque feu de camp, mais mes enfants les réclament souvent. 

Bien que ce "mets" américain, soit de plus en plus populaire chez nous, je suis toujours étonnée de constater qu'il y a des gens qui ne les connaissent pas encore, ou n'y ont pas encore goûté. Chaque personne à qui j'en ai fait goûté était étonné de trouver cela vraiment bon. Non, ce n'est pas gastronomique, mais c'est définitivement bon !
 

Un smores c'est traditionnellement une guimauve grillée sur le feu prise en sandwich entre deux biscuits Graham et un morceau de chocolat. Nous avons débuté avec cette formule, mais nous avons vite abandonné les biscuits Graham, car je n'en ai trouvé aucun qui ne contenait pas de soya (mes allergies). Nous avons donc continué avec les biscuits Petite beurre et franchement je trouve cela meilleur, mais c'est mon opinion. Puis après quelques smores, nous avons rapidement constaté que les barres de chocolat disparaissaient à vue d’œil avec une famille de 4, maintenant 5. Nous avons même testé des smores avec des biscuits Petit écolier, mais là encore, la boîte disparaissait trop vite.

Si ce n'était qu'une fois par année, je crois que nous achèterions du chocolat noir et les meilleurs biscuits possible. Cependant, comme les smores sont monnaie courante chez nous, j'ai opté depuis deux ans pour une formule économique en matière de chocolat. Dans les jours qui suivent Pâques, j'achète des lapins en rabais à 1 $  et je les conserves, loin des yeux et des mains des gourmands jusqu'à l'été. Ce n'est pas du super chocolat, mais dans les smores ça passe très bien et ça permet que nous puissions en manger plus souvent à la joie de grands et petits.




J'ai fait la tentative de biscuits Graham sans gluten pour ma grande fille, le résultat était mangeable, mais pas assez concluant, pour le refaire. 

Oui, fiston à les ongles d'un ti-gars qui jouent dehors !


Bon feux de camp !